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Les magots sont toujours dans les banlieues
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Les singes magots dans les banlieues. Vers la fin des années 90, les journaux ne bruissaient que de cela. Aujourd'hui, le singe n'a plus les honneurs des "unes". Pourtant le phénomène ne s'est pas éteint.

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Pitbull

A l'époque, certains jeunes des cités, qui venaient de voir les pitbulls passer du statut de simple chien à celui d'ennemi public numéro 1, se sont dit que le magot pourrait avantageusement remplacer les molossoïdes pour participer à des combats. Mauvaise pioche. Le magot, une fois adulte ne manifeste guère d'agressivité vis-à-vis de ses semblables. En revanche, les magots mâles ont une fâcheuse tendance à prendre les humains mâles pour des ennemis. Et ils ont une idée très précise de l'endroit où est située la virilité... C'est pour cela qu'ils attaquent là en premier !

Sauvages


De toutes les façons, même ceux qui n'avaient pas envie de faire participer leur animal à des combats, se sont retrouvés dépassés par les événements. Un singe, c'est très mignon jeune. Mais c’est un animal sauvage, absolument inadapté à la captivité en appartement ou en pavillon. À l’âge adulte, leurs besoins physiologiques et leur force les rendent encombrants. Ils finissent abandonnés dans les bois, ou enfermés à vie dans des cages minuscules au fond de l’appartement.

À la fin des années 1990, One Voice a pu sauver des dizaines de magots, recueillis ensuite par le refuge de l’Arche (53) et par un sanctuaire aux Pays-bas. Mais récemment, One Voice a été contactée à plusieurs reprises afin d’intervenir en faveur de ces animaux. Malheureusement, les refuges adaptés n'ont pas des capacités extensives.

La Rochelle


Résultat : dans une relative indifférence, les singes continuent de vivre dans les banlieues. Ainsi un singe a été découvert au mois de juin 2003 dans un parc de la Rochelle. Et il n'est très probablement pas le seul à vivre dans cette ville. Au Maroc dont est originaire le magot, la presse continue de se mobiliser. En effet, ces singes dont nous ne voulons pas sur notre territoire, sont indésirables là-bas et causent des problèmes aux cultures. Autant dire que les trafiquants qui les font passer en France ne sont pas trop mal vus par une partie de la population. Pourtant, les magots sont une espèce protégée par la Convention de Washington. Endémique du Maroc et de Gibraltar, elle pourrait disparaître si des mesures concrètes pour faire appliquer la législation, ne sont pas prises rapidement.

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