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La CITES dit non au commerce de l’ivoire
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Il n’y aura pas de reprise du commerce de l’ivoire. La Convention internationale sur le commerce des espèces en danger (CITES), actuellement réunie à Bangkok, a refusé toute dérogation à cette règle. Une exception, réclamée par la Namibie et portant sur l’écoulement d’un quota annuel de deux tonnes d’ivoire, a été repoussée. Cette victoire ne doit cependant pas occulter que la Convention a également repoussé un moratoire de 20 ans sur les exportations.


Braconnage

Le refus par une majorité de pays membres de la CITES d’autoriser la vente de stocks d’ivoire était espéré par les associations de défense animale. En effet, chaque fois que par le passé, notamment en 1999, il avait été possible découler légalement des stocks, les braconnages d’éléphants avaient repris en nombre, puisque les possibilités de revente, via les circuits officiels, étaient élargies.

Tradition locale

La Namibie, pour sa part, avançait que le nombre des éléphants sur son territoire est passé de 5.400 en 1987 à un peu plus de 11.000 aujourd’hui. Et elle estimait que l’interdiction de vente de l’ivoire menaçait une tradition locale, la réalisation de pièces sculptées, nommées « ekipa ». Soutenue par l’Afrique du Sud, la Namibie réclamait également l'autorisation du commerce contrôlé des produits provenant de l'éléphant, autres que l'ivoire, comme le cuir et les poils. Cependant ces arguments n’ont pas su convaincre une majorité des délégués des 166 pays représentés à la CITES. Des Etats tels que l’Inde, le Mali, le Kenya ou bien encore Israël ou l’Union Européenne ont refusé de cautionner cette demande.

Moratoire repoussé

Cette bonne nouvelle ne doit cependant pas cacher que la bataille n’est pas achevée concernant le commerce de l’ivoire. En effet, l’initiative du Kenya visant à obtenir un moratoire de 20 ans pour le commerce de l'ivoire a échoué. Bien qu’ayant reçu le soutien de l'Union européenne, elle n'a pas pu rassembler les deux tiers des votes nécessaires.

Contrôles stricts

Toutefois, il ne s’agit que d’un demi-échec dans la mesure ou les délégués ont apporté leur soutien au projet déposé par plusieurs pays africains de lutter contre le trafic d'ivoire. Ces braconnages provoquent chaque année la mort de plus de 12.000 éléphants. Il s’agit pour la CITES de soumettre les marchés intérieurs d’ivoire à des contrôles stricts, ce qui pourrait mener, à terme à leur disparition.


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