Le
groupe d’enquête TRAFFIC Europe estime ainsi à
10 millions d’euros, chaque année, le commerce portant
sur ces animaux. L’essentiel des transactions concerne les
Etats-Unis (70% des importations) et 17% l’Union Européenne.
Le problème est multiple. Il y a les ponctions dans le
milieu naturel. Celles-ci sont le fait d’importateurs (agissant
le plus souvent dans l’illégalité car nombre
de serpents sont protégés par la convention de Washington)
ou bien encore d’élevages soucieux d’apporter
un peu de « sang frais » à leur entreprise.
Il y a aussi le phénomène de mode. Plus il y a d’iguanes,
de lézards ou de pythons dans les vitrines des animaleries,
plus il y a de demande de la part du public.
Pour les seuls pays membres de l’UE, TRAFFIC, se basant
sur les statistiques douanières, indique que les importations
sont passées de 60.000 en 1990 à 225.000 en 1999,
soit presque quatre fois plus en dix ans à peine.
Les principaux pays exportateurs sont la Colombie, Madagascar,
le Salvador, le Ghana et le Guatemala. « Parmi les spécimens
sauvages d'espèces africaines importées vers l'UE,
de grandes quantités provenant de Madagascar (gheckos diurnes),
du Ghana (pythons royaux et varans des savanes), du Togo, de Tanzanie
et du Bénin étaient prélevées dans
leur milieu naturel. » souligne TRAFFIC.
Les principaux importateurs sur notre continent sont l’Espagne,
l’Allemagne, les Pays-Bas, la France, l’Angleterre
et la Belgique. Concernant la France, les importations ont augmenté
de 250% entre 1994 et 1999.
Les Français sont friands de serpents (27%) et de tortues
(20%). Il faut noter qu’1% des importations concernent des
crocodiles. Les acheteurs, qui se procurent leurs animaux essentiellement
en animaleries, sont malheureusement, la plupart du temps livrés
à eux-mêmes avec leur nouveau « compagnon ».
Chaque espèce doit bénéficier de soins spécifiques.
Autrement dit, mis à part quelques amateurs particulièrement
au fait des reptiles, il est quasi impossible à un particulier
de ne pas faire mourir un serpent ou un lézard en captivité.
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