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Plus d'un million d'animaux menacés
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La chasse aux phoques n'est pas près de s'interrompre. Bien au contraire le gouvernement canadien a décidé d'augmenter le nombre des animaux qui pourront être sacrifiés. 975.000 phoques du Groenland et 30.000 phoques à capuchons pourront être tués dans les trois années à venir. Une décision prise, au début de l'année 2003, alors que les associations de défense animale, dont One Voice, s'étaient unanimement manifestées contre cette mesure.
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Arguments discutables

Pour faire valoir sa décision, le ministre de Pêches et Océans Canada, Robert Thibault, a avancé deux arguments. Premièrement le nombre de phoques du Groenland aurait vu sa population progresser pour atteindre 5,2 millions d'individus, en 2002, contre 1,8 million en 1970. Deuxièmement, la chasse fait vivre 12.000 personnes.

On oublie les poissons


Il est à noter que le gouvernement canadien ne fait plus mention de la surconsommation présumée de poissons, notamment de morues par les phoques, alors que ce fut longtemps la raison avancée pour tuer les phoques. David Beven, directeur général de gestion des ressources à Pêches et Océans Canada, a même indiqué "rien ne prouve que les phoques soient responsables de la disparition de la morue, dont les stocks ne sont toujours pas reconstitués malgré un moratoire sur la pêche de ce poisson depuis plus de dix ans ». De toutes les façons, «Pêches et Océans Canada a renoncé à réaliser une étude sur la question. Le lien entre les deux espèces est trop compliqué à établir. » Ce n'était pas ce qui était dit avant pourtant...

Mesures de protection ?


Il n'empêche, le gouvernement canadien sait parfaitement que sa décision n'est pas de nature à lui attirer les faveurs de l'opinion publique mondiale. Aussi a-t-il décidé d'encadrer la chasse, en indiquant qu'il "est interdit de chasser des phoques adultes dans les aires de reproduction et de mise bas" et que "la capture de phoque du Groenland au stade de blanchon et de phoque à capuchon au stade de dos bleu est interdite".
Mais  le problème de la chasse au phoque n'est pas de savoir s'il est préférable de tuer animaux jeunes ou adultes. C'est de les tuer.

Manuel pour tuer proprement


On le sait, le méthodes employées pour tuer les phoques sont assez primitives : à coup de gourdin, à coup de hakapik (sorte de harpon) ou à coup de fusil. Cette dernière ressource est nettement moins employée car plus coûteuse. Or, une fois l'animal présumé mort, il est saigné ou écorché. Cependant il arrive que le phoque soit encore vivant.
Cela, les associations de protection animale le dénoncent depuis des années sous les ricanement des autorités canadiennes, qui parlaient de sensiblerie excessive. Mais, là encore revirement.

Gazette du Canada


En effet, le 20 mars 2003 a été signé le règlement sur les mammifères marins, publié au journal officiel, la Gazette du Canada, le 9 avril 2003. Il prévoit de nouvelles méthodes d'évaluation pour déterminer la survenue de la mort de l'animal en son article 29 : "Il est interdit de commencer à écorcher ou à saigner un phoque avant d'avoir confirmé sa mort au moyen d'un test de réflexe de clignement".

Quelques organes


Si l'animal cligne encore des yeux, le chasseur doit préalablement l'achever en lui frappant le front jusqu'à ce que le crâne soit écrasé.
Par ailleurs, il est aussi interdit d'abattre les phoques pour en prélever simplement quelques organes. Là encore le gouvernement canadien, par cette interdiction, reconnaît que cela se pratiquait auparavant.
Puisque petit à petit, il s'aperçoit que les objections des protecteurs de la nature sont le reflet de la réalité, ne reste plus à espérer qu'il en vienne un jour à interdire purement et simplement cette chasse.
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