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Terrains de football
Travaillant conjointement avec la Société pour la
conservation des baleines et des dauphins (Whale and Dolphin Conservation
Society), Greenpeace a pu établir que jusqu’à
5% des dauphins communs périssent, emportés par
erreur par les filets immenses de la pêche industrielle.
Greenpeace note à ce sujet que leurs ouvertures sont « souvent
aussi grandes que la superficie de deux terrains de football. »
Au total l’estimation porte sur la perte de 10.000 dauphins
et marsouins chaque année.
En voie de disparition
Et cela peut être lourd de conséquences. Greenpeace
rapporte ainsi «la situation du Vaquita, petit marsouin
vivant uniquement dans le Golfe de Californie, au Mexique, dont
l’espèce est en voie de disparition en raison des
prises accessoires. »
Espèces concernées
Selon l’ONG, les espèces les plus fréquemment
victimes de ces prises accessoires sont « les marsouins
communs, les dauphins communs, les dauphins bleu et blanc, les
lagénorhinques atlantiques à flancs blancs, les
lagénorhinques atlantiques à bec blanc, les grands
dauphins et les globicéphales noirs. Cependant, d’autres
cétacés plus gros comme le petit rorqual sont aussi
victimes de ces prises accessoires effectuées par les pêcheries
de la région. »
Souffrances
Ces prises sont causes de souffrances pour les dauphins. Greenpeace
explique que « Les blessures observées sur les
dauphins et marsouins capturés lors des prises accessoires
vont de simples contusions, accrocs, coupures, ou écorchures
aux déchirures musculaires, becs cassés et nageoires
déchirées. »
Biodiversité
En outre, l’amenuisement des populations de cétacés
aura nécessairement des conséquences sur la biodiversité,
même si les scientifiques ne peuvent pour l’instant
quantifier les dommages.
Contrôles inopérants
Face à cette situation, Greenpeace demande à l’Europe
de faire face à ses responsabilités. En effet, « Les
Etats de l’Union Européenne doivent, selon la réglementation
européenne, exercer un contrôle sur les captures
accidentelles et la mort de tous les cétacés. »
Mais ils ne le font pas ou peu. En outre, « Les Etats
membres ont également l’obligation de s’assurer
que les captures accidentelles et la mortalité des cétacés
n’auront pas un impact catastrophique sur les espèces
concernées. Là encore cet engagement n’est
pas respecté. »
Sanctions
Pour parvenir à préserver les cétacés,
Greenpeace demande que des mesures soient prises notamment pour
contrôler les pêcheries et surveiller leurs activités.
L’ONG réclame aussi que des mesures soient prises
afin que les dégâts causés à la nature
par la pêche industrielle soient évités et
sanctionnés.
Nouveau règlement
Une revendication qui intervient alors que l'Union européenne
travaille sur un nouveau règlement sur la question des
prises accessoires. Il propose notamment de placer des observateurs
sur les chalutiers. Mais, déplore Greenpeace, il « ne
propose aucune mesure concrète pour protéger les
dauphins. » Des dispositifs acoustiques sont aussi
prévus pour éloigner les dauphins des filets fixes.
Tueuses de dauphins
Reste que pour Greenpeace, seule la répression des pratiques
des pêcheries industrielles permettra que plus un cétacé
ne se retrouve pris dans les mailles des filets, afin que les
« pêcheries identifiées comme tueuses
de dauphins » ne puissent plus sévir.
Pour préparer cette campagne, l’ONG avait organisé
une réunion de travail à laquelle One Voice participé.
Notre association s’associe pleinement à cette initiative.
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