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10.000 cétacés meurent chaque année, dans l’Atlantique Nord,
en tant que « prises accessoires »

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Les dauphins sont grandement menacés par la surpêche dans l’Atlantique Nord. Telle est la conclusion d’un rapport publié par Greenpeace à la fin du mois de janvier 2004. D’après cette ONG, ces espèces pourraient « être menées à l’extinction ».

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Terrains de football

Travaillant conjointement avec la Société pour la conservation des baleines et des dauphins (Whale and Dolphin Conservation Society), Greenpeace a pu établir que jusqu’à 5% des dauphins communs périssent, emportés par erreur par les filets immenses de la pêche industrielle. Greenpeace note à ce sujet que leurs ouvertures sont « souvent aussi grandes que la superficie de deux terrains de football. » Au total l’estimation porte sur la perte de 10.000 dauphins et marsouins chaque année.

En voie de disparition


Et cela peut être lourd de conséquences. Greenpeace rapporte ainsi «la situation du Vaquita, petit marsouin vivant uniquement dans le Golfe de Californie, au Mexique, dont l’espèce est en voie de disparition en raison des prises accessoires. »

Espèces concernées


Selon l’ONG, les espèces les plus fréquemment victimes de ces prises accessoires sont « les marsouins communs, les dauphins communs, les dauphins bleu et blanc, les lagénorhinques atlantiques à flancs blancs, les lagénorhinques atlantiques à bec blanc, les grands dauphins et les globicéphales noirs. Cependant, d’autres cétacés plus gros comme le petit rorqual sont aussi victimes de ces prises accessoires effectuées par les pêcheries de la région. »

Souffrances

Ces prises sont causes de souffrances pour les dauphins. Greenpeace explique que « Les blessures observées sur les dauphins et marsouins capturés lors des prises accessoires vont de simples contusions, accrocs, coupures, ou écorchures aux déchirures musculaires, becs cassés et nageoires déchirées. »

Biodiversité

En outre, l’amenuisement des populations de cétacés aura nécessairement des conséquences sur la biodiversité, même si les scientifiques ne peuvent pour l’instant quantifier les dommages.

Contrôles inopérants

Face à cette situation, Greenpeace demande à l’Europe de faire face à ses responsabilités. En effet, « Les Etats de l’Union Européenne doivent, selon la réglementation européenne, exercer un contrôle sur les captures accidentelles et la mort de tous les cétacés. » Mais ils ne le font pas ou peu. En outre, « Les Etats membres ont également l’obligation de s’assurer que les captures accidentelles et la mortalité des cétacés n’auront pas un impact catastrophique sur les espèces concernées. Là encore cet engagement n’est pas respecté. »

Sanctions

Pour parvenir à préserver les cétacés, Greenpeace demande que des mesures soient prises notamment pour contrôler les pêcheries et surveiller leurs activités. L’ONG réclame aussi que des mesures soient prises afin que les dégâts causés à la nature par la pêche industrielle soient évités et sanctionnés.

Nouveau règlement

Une revendication qui intervient alors que l'Union européenne travaille sur un nouveau règlement sur la question des prises accessoires. Il propose notamment de placer des observateurs sur les chalutiers. Mais, déplore Greenpeace, il « ne propose aucune mesure concrète pour protéger les dauphins. » Des dispositifs acoustiques sont aussi prévus pour éloigner les dauphins des filets fixes.

Tueuses de dauphins

Reste que pour Greenpeace, seule la répression des pratiques des pêcheries industrielles permettra que plus un cétacé ne se retrouve pris dans les mailles des filets, afin que les « pêcheries identifiées comme tueuses de dauphins » ne puissent plus sévir.
Pour préparer cette campagne, l’ONG avait organisé une réunion de travail à laquelle One Voice participé. Notre association s’associe pleinement à cette initiative.


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