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La capture : une expérience traumatisante, parfois mortelle
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Qu’elle soit effectuée au moyen de filets, de pinces, de «lassos », la capture des dauphins est toujours un traumatisme, tant pour les animaux arrachés à leur milieu qu’au reste de leur bande.
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Groupes sociaux

En effet, le dauphin vit en groupes sociaux, particulièrement bien organisés. Des codes subtils de communication permettent à chacun des membres de la bande d’agir vis-à-vis des autres. En outre chez ces cétacés, la relation entre la mère et son petit est particulièrement intense. Faite de tendresse et de protection, elle dure au moins cinq années, jusqu’à ce que le jeune soit autonome.

Violence


La capture est toujours violente car les dauphins sont des animaux sauvages, qui n’ont aucune vocation à être déplacés de leur milieu naturel. En l’espace de quelques instants, elle met fin à des liens de longue date. Elle brise non seulement la vie de l’animal capturé, mais perturbe durablement celle de son groupe demeuré en liberté.

Filets


Plusieurs méthodes de capture sont employées, elles varient essentiellement selon l’espèce de l’animal (dauphin, orque ou marsouin). Pour les dauphins, qui, pour leur malheur, apprécient d’accompagner quelques temps les navires en nageant, en surface, à leurs côtés, le mode opératoire des chasseurs est simple. Ils poursuivent les dauphins jusqu’à l’épuisement puis il prélèvent un maximum de mammifères au moyen de filets. Enfin, les « agents recruteurs » mandatés par les delphinariums font leur choix. Il semble que les femelles soient le plus fréquemment retenues. Seulement, il faut savoir qu’en la matière, il n’y a pas de statistiques fiables.

Absence de données

Ainsi, par exemple, la Cites, bien que tous les cétacés soient au moins en annexe II (interdiction de prélèvement notamment), ne peut déterminer avec un minimum de précision quelle est la population de chaque espèce de cétacé, arguant un manque de données.

A cela une explication. Les données sont censées être produites par les pays où vivent les animaux. Or, ces pays ont le plus souvent un intérêt commercial à la capture des cétacés. Ils n’ont aucun intérêt à signaler la part des prélèvements et l’impact sur l’environnement.

Rouge de sang


Une autre façon de capturer les dauphins avait écoeuré le monde entier, en 2003. Richard O’Barry, avait filmé les dauphins tués au Japon. Non seulement les animaux étaient mis à mort de façon effrayante, mais au milieu de ce qu’il convient d’appeler un « massacre », l’eau de la crique était rouge de sang, des « scientifiques » sélectionnaient les animaux qui seraient envoyés dans des delphinariums. La captivité ou la mort.

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