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Silence, on tue !
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Des dauphins se débattant pour échapper aux harpons dans une mer rougie de sang. Ces terribles images ont été diffusées dans le monde entier, à la fin de l’automne 2003. Mais une fois l’émotion retombée, le massacre se poursuit, en silence. Du moins, c’est ce qu’espère le Japon.

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« Tradition »

D’ici au mois de mars 2004, près de 20.000 dauphins vont périr. Ce avec la bénédiction du gouvernement japonais qui a autorisé l’ouverture de cette saison de chasse, des précédentes et de celles à venir. Car, dans ce pays cette pratique est non seulement autorisée, mais encouragée. Au nom, une fois encore de la sacro-sainte « tradition ».

Mercure


Les dauphins sont traqué pour leur chair, il s’agit d’un met réputé au pays du soleil levant. Même si cette « viande » est largement contaminée, notamment par les métaux lourds, en raison de la pollution. Une étude publiée en 2002, à la demande du gouvernement japonais avait en effet révélé que les concentrations en mercure et en substances cancérigènes étaient très élevées dans les foies des dauphins et des baleines, tant et si bien que cela présente des risques graves pour la santé humaine, notamment des risques de dommages au cerveau.

Agonie

Les techniques employées par les chasseurs sont indignes. En mer, les animaux sont transpercés par des harpons puis brutalement amenés à bord au moyen de crochets de boucher avant d’être achevés sur le pont. Près des côtes, les dauphins sont rabattus vers les plages ou dans des anses où ils sont frappés à coups de piques dans le crâne ou égorgés. Leur agonie est longue et douloureuse. Les dauphins qui échappent à la mort sont conduits dans des delphinariums au Japon, mais aussi dans d’autres pays. Le Japon abrite de très nombreux aquariums géants.

Mobilisation internationale

Même si une prise de conscience tend à se faire jour au Japon, sur ce sujet, certains pêcheurs se reconvertissant en organisateurs d’excursions pour faire découvrir les dauphins (mais en dehors des périodes de chasse), il semble que sur ce dossier encore seule une mobilisation internationale puisse obtenir gain de cause.

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