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Les orques aussi
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Les orques sont les plus grandes représentantes de la famille des delphinidés. Elles sont aussi les plus grands prédateurs marins. Depuis les années 60, elles sont devenues également, à leur corps défendant, les vedettes des delphinariums.
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Spectaculaires

Extrêmement spectaculaires en raison de leurs dimensions, nantis d’une réputation de « tueurs des mers », assez usurpée, mais c’est un autre débat, les orques ont effectivement tout pour séduire un public en mal d’émotions fortes.

Capture

La capture est un procédé extrêmement violent pendant lequel l’animal est poursuivi jusqu’à l’épuisement.

Bassins

Si les méthodes de dressage ne diffèrent pas entre les dauphins et les orques - ils sont tous tenus par la faim et contraint d’exécuter les tours s’ils veulent manger - les conditions de détention sont encore pire pour les orques, tout simplement parce qu’elles sont plus grandes et ont moins de place pour se mouvoir dans les bassins.
Dans l’océan, les orques parcourent jusqu’à 160 km chaque jour. Ils passent des heures à sauter, plonger, chasser, jouer et à communiquer avec les autres membres du clan.

Dialectes


Les orques sont des êtres sociaux, complexes et sauvages. Ils vivent au sein du même groupe familial toute leur vie. Les jeunes ne quittent jamais leur mère. Seule la mort ou la capture sépare une orque de son clan.
Les chercheurs ont montré que chaque clan communique avec un dialecte particulier. Même après des années passées en captivité, les orques utilisent toujours leur dialecte d’origine.

Mouvement


Le public s’est vite rendu compte que les conditions de détention des orques n’étaient pas convenables. Tant et si bien qu’un mouvement en faveur de la libération des orques ou du moins de l’arrêt de leur captivité s’est fait rapidement jour. Ainsi, aux Etats-Unis, il ne s’est pas passé 20 ans entre la première capture d’une orque en 1961 (qui avait d’ailleurs trouvé la mort dès le lendemain) et l’interdiction de les prélever dans leurs eaux territoriales.

Schizophrénie


Tant et si bien, que le summum de la schizophrénie de l’industrie du spectacle a été atteint avec la série de films «Sauvez Willy ». Comme chacun le sait, Keiko la « vedette », est morte en décembre 2003, à l’issue d’un programme de réhabilitation controversé.

Encore une cinquantaine de captives


Il n’en reste pas moins qu’au Japon notamment la capture des orques est toujours une réalité. D’après l’association WDCS (l’association pour la protection des dauphins et des baleines),
il y aurait 49 orques captives dans le monde. Depuis 1961, 134 orques auraient été placées en captivité. 109 d’entre elles seraient déjà mortes. Le temps moyen de captivité serait inférieur à 6 ans (d’un jour à un peu plus de 27 ans). La plupart sont mortes avant d’avoir 20 ans. D’après les scientifiques, dans la nature, les femelles peuvent atteindre plus de 80 ans et les mâles entre 50 et 60 ans.
61 grossesses se seraient déroulées dans les parcs et seuls 25 petits auraient survécu.

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