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2001 : une pétition de plus de 120.000 signatures

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124 416. C’est le nombre exact de signatures recueillies par notre pétition en faveur des Pottoks. Nous avons choisi de la remettre à l’hiver 2001, à la Commission de Bruxelles. L’hiver, parce que c’est en cette saison, entre novembre et mars, que les entraves sont principalement utilisées sur les poneys dans les Pyrénées.

« Chaud au cœur »


« Cela fait soixante ans que je circule sur cette montagne d’Ursuya, c’est la première fois que je vois cela et cela me fait vraiment chaud au coeur. » Ce que cet habitant du village basque d’Hasparren voyait pour la première fois lorsqu’il nous a écrit, en 1999, c’est l’absence d’entraves aux pieds des pottoks de sa contrée.

Occuper le terrain

Soixante ans. De mémoire d’homme, jamais ces petits chevaux basques n’avaient vécu sans ces lourds « sabots » de bois, gênant leurs mouvements et les blessant systématiquement. C’est dire si l’action de One Voice depuis 1998 sur le terrain a changé les choses. Les entraves, c’est vrai, ont tendance à disparaître, mais il faut rester vigilant, continuer à occuper le terrain, surveiller les élevages et dénoncer les éleveurs encore indélicats.

Témoins

Notre pétition a commencé à faire effet dès qu’elle a circulé. Les éleveurs ont assez vite eu une attitude un peu méfiante et ils ont craint la présence de One Voice sur les foires aux chevaux par exemple, ou bien ils ont supprimé l’usage des entraves sachant que les habitants témoins de cette pratique étaient susceptibles de nous prévenir. Les centres équestres ont également pris conscience des mauvais traitements subis par ces animaux.

Prime


Les signatures recueillies ont été envoyées à Bruxelles. C’est la Direction générale de l’Agriculture de la Commission européenne qui distribuait les subventions. Cette manne financière s’est depuis interrompue. Cependant, le ministère de l’Agriculture français a décidé de la remplacer. Elle était, en 2003, de 153€ par reproducteur « identifié », afin de préserver la race de l’abandon.

Passages canadiens


Par ailleurs, nous demandons également aux instances européennes de financer des passages canadiens, qui permettent aux troupeaux de circuler d’un pâturage à l’autre sans que puisse être invoqué le risque qu’ils ne s’égarent sur les routes, ce qui rendrait l’utilisation des entraves sans objet. Nous militons aussi pour la fin des mutilations des oreilles, qui sont pratiquées pour reconnaître les troupeaux.

 

8000 ans d’histoire

Le sud-ouest de la France a été colonisé par l’homme après la dernière glaciation, quelque 8000 ans avant Jésus-Christ. Les terres proches des cours d’eau ont d’abord été défrichées, et les chevaux sauvages qui vivaient là ont dû reculer vers des zones en altitude au fur et à mesure de l’installation des hommes. C’est ainsi qu’au fil des siècles le pottok se retrouve dans les contrées les plus froides et les plus arides des Pyrénées. Il n’a jamais été intégré à la vie domestique de la ferme. En revanche, les bergers peuvent lui être reconnaissants aujourd’hui car il mange l’herbe délaissée par les moutons. Il entretient le milieu naturel en quelque sorte.

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