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Eau
rationnée
L’eau est sévèrement rationnée. Les
juments n’ont que la moitié de ce dont elles ont
besoin. Lors des distributions d’eau, elles se battent pour
en obtenir quelques gouttes. Pourquoi ? Parce que si les
juments buvaient à leur soif, l’urine collectée
serait beaucoup plus importante en quantité et les coûts
de transport vers les usines de fabrication du médicament
augmenteraient. Ce rationnement en eau affecte énormément
les juments psychologiquement mais aussi physiquement, avec des
conséquences sur leur santé.
Manque de soins vétérinaires
Des chevaux qui auraient besoin de soins vétérinaires
pour des infections de la peau, des plaies et des problèmes
respiratoires n’en reçoivent pas. Dans une ferme
du Manitoba, un fermier qui avait repéré deux juments
malades les a « jetées dehors pour la nuit »
a t-il dit. Il gelait fort. Une jument est morte, l’autre
était extrêmement malade. L’enquêteur
a obligé le fermier à appeler un vétérinaire.
Conditions de vie déplorables
La plupart des juments sont craintives et nerveuses à cause
de l’enfermement, de la soif, de l’immobilité
et des plaies. Leur manipulation est difficile, elles ne peuvent
jamais être sorties, ni donc soignées. De plus, les
juments ne sont pas brossées et ne peuvent pas se gratter.
Elles sont souvent couvertes de parasites, de plaies et de blessures
diverses.
Immobilisation forcée
Les juments ne sortent de leur box que pour mettre bas. Elles
y retournent, seules, au bout de trois mois seulement. Ces juments,
par dizaines de milliers, ne peuvent donc pas se mouvoir pendant
la majeure partie de l’année. Le système de
collecte de l’urine ne le permet pas. Ce n’est pas
dans la nature d’un cheval de rester ainsi immobilisé.
Collecte de l’urine
De nombreux fermiers ne tiennent pas compte des recommandations
d’utilisation d’un système « approprié
» et utilisent des systèmes qui blessent profondément
les juments à l’entrejambe.
Code sans portée
Les employés sont insuffisamment qualifiés. Et le
code de protection des chevaux existant, fourni par le laboratoire,
n’est qu’optionnel. Ce domaine est laissé à
la discrétion des éleveurs qui décident des
conditions dans lesquelles ils garderont les chevaux.
Lettre morte
A la suite de ce rapport, le laboratoire Wyeth a décidé
d’apporter des améliorations mais a refusé
la présence des enquêteurs pour contrôler leur
application. Wyeth a créé plusieurs comités,
mais a aussi demandé aux éleveurs de rénover
leurs étables sans spécifier les changements à
faire. Il ajouté deux inspecteurs de plus à l’équipe
d’inspecteurs payés par le laboratoire. Ils sont
maintenant huit en tout, pour visiter plus de 450 fermes et surveiller
75000 chevaux. Le laboratoire a refusé de ne plus rationner
l’eau des juments.
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