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Un traitement peu prescrit en France
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Le Prémarin a finalement raté son entrée sur le marché français. A la suite de notre campagne, menée conjointement avec PETA aux Etats-Unis, le laboratoire Wyeth n’a pas vu ses parts de marché progresser dans notre pays.

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Elevage en batterie

Une équipe de One Voice a rencontré, en mars 1996, le directeur Pierre Sagaud, lors de la remise d’une première pétition réunissant 52986 signatures. Il nous avait fait remarquer que l’élevage en batterie était une chose courante, pour les veaux par exemple. Muriel Arnal, présidente de One Voice, lui avait répliqué que cette forme d’exploitation de l’animal n’était acceptable ni pour des chevaux, ni pour quelque autre animal, veau notamment. Mais, parler d’élevage en batterie pour faire référence au problème de Premarin, n’est-ce pas reconnaître implicitement la façon dont sont traitées les juments ?

Seconde pétition


Un second dépôt de pétition, réunissant 56187 autres signatures a été effectué en hiver 1996. Essayant encore d’instaurer un dialogue avec le directeur, nous lui avons posé plusieurs questions portant notamment sur les projets de Wyeth quant à la mise sur le marché français d’autres produits dérivés de l’urine de juments. Nous avons aussi proposé d’aller visiter les élevages, à nos frais, sans résultat. À chaque question, Pierre Sagaud nous a répondu de nous adresser à sa maison-mère, aux États-Unis.

Consommatrices


Début 1996, il n’envisageait sans doute pas que nous mènerions cette campagne à son terme. Un peu partout dans le monde, plus d’un million de consommatrices ont abandonné ce médicament, au cours de cette seule année. Et pour Wyeth, qui pensait multiplier sa production par trois, cela représente un très gros manque à gagner.

Gynécologues


Nous avons également fait parvenir un courrier à tous les gynécologues de France. Nous avons reçu beaucoup de réponses très encourageantes. Nombre d’entre eux croyaient le problème réglé ou ignoraient la triste réalité de l’exploitation des juments et de leurs poulains. Ils nous ont manifesté leur soutien, et leur ferme intention de ne plus prescrire Premarin.

Wyeth souffre du Premarin.

Une étude publiée en 2002 sur le traitement hormonal de substitution aux Etats-Unis, a révélé que les femmes prenant un cocktail de Prémarin et d’acétate de médroxyprogestérone avaient un risque beaucoup plus élevé d’être victimes d’un cancer du sein.

Le résultat de cette étude, suivi en Europe par une autre enquête, qui a débouché sur des recommandations de prudence de l’Académie de Médecine, a fait plonger les résultats du laboratoire Wyeth. Pour la seule année 2003, il a été contraint d’annoncer la suppression de 3150 emplois dans le monde, ce qui représente environ 6% de ses effectifs. Ce, en raison du recul des ventes de ses deux spécialités, le Premarin et le Prempro. Le chiffre d’affaire de ces deux produits a reculé de 9,3% en 2002. Il devrait en être de même en 2003.

Des nuisances pour l’environnement

Premarin fait du mal aux animaux, mais aussi à l’environnement. Dans une lettre à la WSPA, le docteur Bill Patton, professeur à l’université de Brandon dans la province canadienne du Manitoba, a exprimé son inquiétude quant à la pollution générée par le traitement de l’urine des juments gestantes dans la production du médicament Premarin.

A Brandon était implantée l’usine d’extraction de Wyeth-Ayerst pour la fabrication de Premarin. D’énormes quantités de déchets étaient rejetées par cette usine. Elles étaient stockées dans des bassins de décantation autour de la ville. Les rejets étaient très concentrés en ammoniaque et en nitrates. L’ammoniaque s’évapore et se redépose dans la rivière, sur les prairies et l’immense forêt environnantes, causant des ravages à la faune, la flore et au milieu aquatique.

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