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Étroitesse des cages
Les dimensions des caisses sont extrêmement petites. Elles
font de 1,50m à 1,80m de long pour une largeur d'un mètre.
Les veaux y sont parqués individuellement. L’ennui
provoque de grandes souffrances à ces animaux qui aiment
jouer et courir. Ils ne peuvent pas avoir de contacts avec leurs
congénères. Ce qui, pour ces animaux grégaires,
est une source de stress.
Pas de paille
De surcroît, en grandissant, les animaux ne peuvent rapidement
plus se retourner à l'intérieur de leur caisse.
Ils n'ont plus la possibilité que de se lever ou de se
coucher. Le sol est fait de caillebotis, cela afin que leurs déjections
puissent plus facilement être évacuées. Résultat
: les veaux se blessent les pattes. Il n'ont pas de paille en
guise de couche, alors que ces bovins apprécient d'avoir
une litière lorsqu'ils sont élevés en intérieur.
Alimentation inadaptée
Leur alimentation n'est pas davantage naturelle. Normalement les
jeunes tètent leur mère avant de se lancer dans
une alimentation solide, à savoir de l'herbe. Eventuellement,
lorsqu'il n'y a pas assez d'herbe, comme ce fut le cas lors de
l'été caniculaire de 2003, un complément
de fourrage peut leur être apporté. Mais dans les
élevages industriels, ils doivent absorber une pâtée
liquide, essentiellement à base de lait. Même si
la législation européenne oblige à leur fournir
un minimum de fer, tout est fait pour qu'ils s'anémient
et fournissent une viande blanche. Cette alimentation inadaptée
leur cause de nombreux troubles, digestifs en tout premier lieu.
Faux argument
A ce sujet, les producteurs ont fréquemment mis en avant
que "les consommateurs veulent de la viande blanche".
Cet argument, longtemps brandi, a toujours été faux.
La réalité est plus commerciale. Les éleveurs
se sont rendu compte qu'il était plus facile pour eux,
et partant plus rentable, d'élever les veaux en batterie
plutôt qu'en liberté. Cela nécessite moins
de présence humaine pour faire grandir davantage d'animaux.
Donc, la filière bovine a lancé des campagnes marketing
pour persuader les consommateurs que la viande blanche était
meilleure que la viande naturellement rosée. Comme de surcroît
elle était vendue moins cher, cela a fini par emporter
la décision.
Scandales divers
Toutefois, à la lumière de plusieurs scandales comme
celui du veau aux hormones, dont la chair "pleine d'eau"
qui finissait par nager dans la poêle, les acheteurs se
sont rendus compte que la viande de veau blanche n'était
pas si bonne que cela. En outre, de petits producteurs, en réaction
à l'agriculture productiviste ont décidé
de relancer le veau "sous la mère".
Il y a 727.000 veaux en France, destinés à la boucherie.
La statistique agricole 2002 n'opère pas de distingo entre
les animaux élevés normalement, c'est à dire
sous la mère et ceux qui sont produits en batterie.
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Qui
est qui ?
Les vaches sont des femelles ayant eu une portée au moins
une fois, quel que soit leur âge. Les génisses sont
des femelles d'un an ou plus n'ayant jamais vêlé. Les
veaux sont des bovins de moins d'un an et de moins de 300 kilos.
Les veaux dits de boucherie sont abattus à moins de 6 mois.
La plupart sont issus de vaches laitières et engraissés
avec des aliments d'allaitement. Les autres, les veaux sous la mère,
sont issus d'une race à viande et nourris au lait maternel.
Les broutards sont de jeunes animaux qui passent toute la saison
de pâturage avec leur mère et sont vendus entre 8 et
14 mois environ pour être engraissés. Les jeunes mâles
âgés de 6 mois à 24 mois sont appelés
les jeunes bovins. Au-delà de 24 mois, soit ils sont castrés
et deviennent des bœufs alors abattus entre 34 à 40
mois, soit ils deviennent des mâles reproducteurs et sont
alors des taureaux. Selon un rapport du Sénat en 1998, le
rendement moyen par vache laitière a été multiplié
par trois en 44 ans.
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