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Création d’un sanctuaire de la vie sauvage à Hampapak (Bornéo) - Janvier 2006
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La forêt de Bornéo disparaît, peu à peu remplacée par d’immenses plantations de palmiers à huile. Le gouvernement indonésien a décidé d’autoriser en 2006 une augmentation de 35% de l’exploitation forestière. Face à cette situation dramatique, l’association Kalaweit, dont le refuge est le plus grand centre de réhabilitation de gibbons au monde, a décidé de créer en partenariat avec One Voice le sanctuaire de la vie sauvage d’Hampapak

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La déforestation

A chaque minute, sur l’île de Bornéo, une surface de forêt équivalente à trois terrains de football disparaît sous la main de l’homme. Récemment, le gouvernement indonésien a annoncé la création de la plus grande plantation de palmiers à huile, qui couvrira 1,8 millions d’hectares le long de la frontière avec la Malaisie…

L’économie du palmier et du bois

L’huile de palme est partout dans les produits de consommation usuels : dans les glaces, le chocolat, le dentifrice, le savon, les produits d’entretien, et bien d’autres encore. Et les meubles en bois précieux sont à la mode. Alors plutôt que d’utiliser les millions d’hectares de prairies ouvertes ou de forêt déjà dégradée, les exploitants préfèrent planter des palmiers à huile là où ils peuvent aussi couper des arbres rares !

Une urgence pour la faune sauvage

Mais la forêt est habitée, par nos cousins, orangs-outans et gibbons, et aussi par des milliers d’autres espèces dont toutes n’ont pas encore été découvertes…

La catastrophe est alors à tous les niveaux, il y a l’horreur de ceux qui périssent brûlés au cours du défrichage, et le drame de la disparition d’espèces, végétales et animales.

Le sanctuaire

Face à l’ampleur du problème, l’association Kalaweit se devait de réagir. A quoi bon réhabiliter des gibbons s’il n’y a plus de forêt ? C’est donc en partenariat avec One Voice, et grâce au Fonds d’Actions Solidaires, que le sanctuaire de la vie sauvage d’Hampapak a pu rapidement voir le jour.

Le site

4.000 hectares de forêt tropicale, autour de l’île d’Hampapak où se trouvent les infrastructures actuelles, vont ainsi être mis à l’abri, et vont pouvoir protéger une biodiversité étonnante. Des nasiques, des orangs-outans, des tarsiers, des cochons sauvages, des cerfs, des ours, des civettes, des crocodiles, pour ne citer que quelques espèces, sont présents sur le site.
Les limites sud du sanctuaire ont déjà pu être matérialisées sur le terrain, et 3 gardes ont  pu commencer des patrouilles anti-braconnage début janvier.

Les populations locales

Patrouiller sur le site pour arrêter d’éventuels braconniers ne suffit pas. One Voice et Kalaweit en sont conscients. Pour que le braconnage diminue, plutôt que de le déplacer, il faut entamer un programme d’éducation et sensibiliser jeunes et moins jeunes. Ca n’est qu’en impliquant les populations locales dans les activités liées au sanctuaire que l’on pourra espérer une évolution des mentalités.

Une école

Outre les limites du sanctuaire, définies par un protocole d’accord et d’engagement mutuel entre Kalaweit et les populations locales, il a donc été décidé la construction d’une école. En offrant aux enfants un accès aux études, on peut espérer leur implication dans l’avenir du sanctuaire et de la forêt.
Le débroussaillage du site de l’école a ainsi déjà pu commencé, grâce notamment à l’enthousiasme montré par les villageois dans le projet.


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