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Enquêtes
Pour les aider dans cette prise de conscience, One Voice a lancé,
en novembre 2003, une nouvelle campagne contre la fourrure. Elle
s’est concrétisée notamment par deux enquêtes.
L’une en Croatie, qui a débouché sur le sauvetage
d’une trentaine de chinchillas, l’autre
en France, dans un élevage de visons.
Dépouilles
L’enquêteur qui a été dépêché
chez les visons n’est pas un novice. Les lieux d’expérimentation,
il connaît. Pourtant, ce qu’il a vu là, l’a
bouleversé. Les visons ont une « bonne bouille »,
ils sont délicieux à regarder. Si davantage de clientes
savaient à quoi ressemblent ces mustélidés,
elles ne voudraient plus porter leurs dépouilles en guise
de vêtement. Mais cela, les fourreurs se gardent bien de
leur montrer.
Privés d’eau
L’un des élevages, vu par notre enquêteur,
est immense. Plus de 40 000 animaux y survivent dans des cages
minuscules, aux toits de tôle (plus de 10 % des animaux
meurent de chaud chaque été). Ils sont privés
d’eau pour s’ébattre, alors qu’ils y
passent normalement, dans la nature, plus de 70 % de leur temps.
Les visons sont tellement stressés qu’ils sont agités
de mouvements stéréotypiques, se blessant les pattes
sur le sol grillagé. Ceux qui sont malades ne sont pas
soignés.
Elégance douteuse
Pour One Voice, cet animal n’a pas à être sacrifié
au nom d’une élégance douteuse. C’est
pourquoi nous avons déjà par le passé engagé
des actions contre ces élevages. Lors de son enquête,
notre représentant a constaté qu’au début
des années 90, quatre de ces établissements situés
en Bretagne ont dû fermer, faute de débouchés.
Voilà trois ans, nous avons réussi à empêcher
le doublement de capacité d’un autre centre à
Gumbrechthoffen en Alsace. Nous menons d’ailleurs toujours
une action juridique, dans le but de le faire fermer.
Vu sur « France 5 »
« France 5 » a consacré, au mois
de septembre 2003, une émission aux visons d’Europe,
qui vivent à l’état sauvage et dont le nombre
diminue en raison de l’introduction de visons d’Amérique
destinés aux élevages qui parviennent à s’échapper.
Muriel Arnal a été interviewée à cette
occasion et a souligné la cruauté du monde de la
fourrure.

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