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"Aujourd'hui presque tous les animaux proviennent
d'élevages."
Même l'EFBA, Association européenne des éleveurs
d'animaux à fourrure, reconnaît que 15% des animaux
sont prélevés dans la nature. A noter, la fédération
française des métiers de la fourrure ne parle, elle,
que de 10%. Le conseil canadien de la fourrure revendique de faire
travailler 80.000 trappeurs et affirme que "Environ 2 millions
de peaux de fourrure sont produites chaque année au Canada,
la moitié provenant des fermes d'élevage."
Ce même conseil détaille que les fourrures sauvages
sont "rat musqué (34 % du nombre total des fourrures
sauvages), castor (22 %) et martre (17 %). Le renard, le coyote,
l'écureuil et le raton laveur sont parmi les autres espèces
abondantes."
"Les trappeurs sont de bons gestionnaires de la nature."
Non sélectif, le piégeage bouleverse considérablement
les équilibres écologiques parce qu'il détruit
sans distinction : les femelles qui ont des jeunes à nourrir
et des centaines de milliers d'autres animaux, par erreur (appelés
"déchets"). Et en grande quantité : deux
fois plus que les espèces visées !
"Il s'agit d'une pratique agricole comme une autre"
Sans faire de commentaires sur l'élevage industriel des
animaux pour leur viande, voici quelques précisions :
• Il n'est tenu aucun compte des impératifs biologiques.
Par exemple, de mœurs solitaires, les visons ont besoin d'un
vaste territoire où l'eau est très présente.
Les renards, eux, sont particulièrement effrayés
par les humains: leur stress est permanent, même lorsqu'ils
ne sont pas manipulés. Et dans les cages, ils n'ont aucun
endroit où se réfugier.
• Ces cages, aux dimensions incompatibles avec le plus élémentaire
respect de l'animal, sont surélevées afin que les
animaux ne puissent pas s'échapper. Leurs pattes reposent
sur du grillage très fin qui blesse douloureusement leurs
coussinets. Malgré cela, les animaux tournent en rond,
jusqu'à la folie, dans cet univers désespérément
vide. Selon une étude de l'Union Européenne «
the welfare of animals kept for fur production » réalisée
en 2001, les cages ne correspondent pas aux besoins des animaux.
• Les animaux malades ne sont pas toujours soignés
par souci d'économies : l'animal n'a que peu de temps à
vivre et sa fourrure n'est pas détériorée
par des affections oculaires ou auriculaires par exemple.
• Ouvertes aux intempéries, les cages sont souvent
des prisons-mouroirs. En plus du vent, du froid et de la neige
dont ils souffrent l'hiver, n'ayant pas de terrier, les renards
et visons redoutent la chaleur dont ils ne peuvent s'abriter non
plus : l'été, 10% des animaux à fourrure
meurent de chaud dans les élevages.

"Le
revenu des producteurs est directement lié au bien-être
de ses animaux"
Les animaux sont tués vers 8 mois quand apparaît
leur premier pelage d'hiver, de longs poils neufs. Il n'y a donc
aucun rapport entre l'état de la fourrure après
la mue et le prétendu bien-être des captifs au cours
de leur existence.
"Les méthodes d'euthanasie sont semblables à
celles des refuges de protection animale."
(FIC : Institut de la fourrure du Canada)
Selon les pays, les méthodes employées pour donner
la mort varient.
• L'électrocution est très douloureuse (les
électrodes dans la gueule et dans l'anus chauffent et brûlent)
et parfois longue car le cerveau n'est pas traversé par
le courant. En outre, le voltage n'est pas toujours assez fort
pour tuer immédiatement.
• L'empoisonnement. Le dithillinium, poison curarisant,
se contente de paralyser les renards mais ne les tue pas : ils
ressentent la douleur quand on les écorche. Interdit en
Finlande, ce produit bon marché est largement utilisé
en Russie car arracher la peau d'un animal encore chaud est plus
facile. La strychnine, voire même de désherbants,
facilement disponibles dans le commerce sont également
employés.
• Sont également des moyens de donner la mort : rompre
les vertèbres cervicales des animaux, les gazer avec des
produits chimiques à base de cyanure, les asphyxier avec
les gaz d'échappement d'un véhicule ou les mettre
dans une chambre de décompression.
Parlant des visons, la fédération française
des métiers de la fourrure indique : "pour le sacrifice,
le monoxyde de carbone est utilisé. Ce gaz est inodore,
il endort et insensibilise. (Quatre cents personnes environ décèdent
ainsi accidentellement en France tous les ans.)".
Chacun est libre d'apprécier cette curieuse comparaison.
Des chiffres :
Selon la Fur Free alliance 40 millions d'animaux sont sacrifiés
pour leur fourrure. L'Europe est responsable de 70% de la production
de fourrure d'élevage dans le monde. La production annuelle
totale représente environ 4.3 millions de peaux de renard
et 29.5 millions de peaux de vison. La Finlande est le plus gros
producteur de peaux de renard :environ 2.1 millions par an. Le
Danemark, le plus gros producteur de peaux de vison : environ
12.3 millions par an. Les Pays-Bas produisent à peu près
3 millions de peaux de vison annuellement et la Finlande 2 millions.
Selon l'EFBA, les pays européens fournissent 67% de la
production globale de visons et 70% des renards. Soit 19 millions
de visons et 2,8 millions de renards pour un montant de 625 millions
d'euros.
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