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Le « Projet grands singes » : créer une communauté des égaux
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Au fur et à mesure des découvertes scientifiques, la distance entre les hommes et les grands singes se réduit. On sait aujourd’hui par les analyses ADN, que les chimpanzés et les bonobos sont plus proches de l’homme que du gorille.

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Hominidés

Depuis le 19 mai 2003, l’Académie américaine des sciences a reconnu officiellement, à la suite des travaux de chercheurs du Centre de médecine et génétique moléculaires de l'université d'Etat Wayne à Detroit (Etats-Unis), que les chimpanzés et les bonobos font partie des hominidés, au même titre que les hommes.

Classification


L’évolution des connaissances a donc mis fin à la précédente classification qui voulait que dans le sous-ordre des anthropoïdes se retrouvent d’un côté la famille des hominidés (l’homme actuel et les espèces d’hommes fossiles comme Néanderthal) et de l’autre côté les ponginés (chimpanzés, bonobos, gorilles, et orangs-outans).

99,4% de patrimoine génétique commun


Pour parvenir à ce résultat, annoncé dans « le Monde » du 26 juin 2003, les chercheurs ont révélé que 99,4% du code génétique est identique entre les hommes et les chimpanzés.

Hémoglobine identique


D’autres travaux menés par Jared Diamond, professeur de physiologie à la Faculté
de médecine de l’Université de Californie, montrent que « l'hémoglobine humaine (la protéine transportant l'oxygène et qui donne au sang sa couleur rouge), sous sa forme normale, est identique à l'hémoglobine de chimpanzé par chacune de ses 287 unités ».

Chimpanzés remodelés


Morris Goodman, spécialiste de la paléontologie des primates au niveau moléculaire, qui, dès 1963, pressentait que l’homme et le chimpanzé avaient beaucoup en commun, affirme que "l'accumulation d'évidences concernant l'ADN fournit maintenant une vision objective non anthropocentrique de la place de l'homme dans l'évolution. Nous, humains, apparaissons seulement comme des chimpanzés légèrement remodelés. »

Reconnaissance


Des travaux qui vont dans le sens d’une meilleure reconnaissance des droits des grands singes, dont le philosophe Peter Singer et la journaliste Paola Cavalieri ont été les initiateurs au travers du Great Ape Project (le projet grand singe).

Droits


Cette déclaration vise à reconnaître une « communauté des égaux » (lire ci-dessous) à laquelle appartiendraient les hommes et les grands singes. Elle veut que chacun des membres de cette communauté se voit attribuer des droits simples, tels que de vivre, en liberté, sans être torturé.

Fin de la vivisection


La portée de ce texte s’il était un jour reconnu par les instances internationales serait énorme. Déjà elle mettrait fin à toute vivisection sur les grands singes, quelle que soit la nature et la destination des expérimentation menées sur eux.

Libération


En outre, elle obligerait de créer de vastes programmes de réhabilitation de ces animaux puisqu’ils devraient tous être libérés de leurs zoos ou de leurs cirques.

Environnement


Enfin, elle contraindrait les hommes à préserver les grands singes puisqu’ils n’auraient plus le droit de les tuer. Cela ne pourrait avoir que des répercussions bénéfiques aussi pour l’environnement, puisque cela interromprait le processus de déforestation.

Déclaration sur les grands singes
Initiée par Peter Singer et Paola. Cavalieri

Nous, soussignés, demandons l’extension de la communauté des égaux à tous les grands singes : êtres humains, chimpanzés, gorilles et orangs-outans.

La “communauté des égaux” est la communauté morale à l’intérieur de laquelle nous admettons que nos relations doivent être gouvernées par certains principes moraux ou certains droits fondamentaux, garantis par la loi.

Ces principes et ces droits sont notamment les suivants :

1. Le droit de vivre

La vie de chaque membre de la communauté des égaux doit être protégée. Aucun membre ne peut être tué, sauf dans des circonstances très précisément définies comme par exemple la légitime défense.

2. La protection de la liberté individuelle

Les membres de la communauté des égaux ne doivent pas être privés
de liberté de manière arbitraire. Si un membre devait être détenu sans procès légal, il a droit à une remise en liberté immédiate. La détention de quiconque n’a été convaincu d’aucun crime, ou ne peut être tenu pour responsable d’un crime, ne peut être permise que lorsqu’elle représente effectivement l’intérêt de l’individu ou lorsqu’elle s’avère nécessaire pour protéger le public d’un membre de la communauté, qui, laissé en liberté, représenterait de manière sûre un danger pour autrui. Dans un tel cas, les membres de la communauté des égaux doivent avoir le droit de faire appel devant un tribunal, soit d’eux-mêmes, soit par l’intermédiaire d’un avocat s’ils n’ont pas la capacité de le faire eux mêmes.

3. La prohibition de la torture

Le fait d’infliger délibérément à un membre de la communauté des égaux une douleur sérieuse, que ce soit de manière gratuite ou au bénéfice allégué des autres, est considéré comme une torture et n’est pas admis.


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