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La Chine s’engage à mieux encadrer le commerce de la bile d’ours
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La Chine a fait un tout petit pas dans la longue marche vers l’interdiction de l’emploi de bile extraite sur des ours vivants. Le 14 juin 2005, elle s’est engagée à contrôler plus sévèrement les conditions dans lesquelles cette bile, qui sert de médicament dans la médecine traditionnelle chinoise, sera prélevée.

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Mauvais traitements

"Le gouvernement chinois renforcera la gestion de  l'utilisation médicale de la bile d'ours et luttera contre les  mauvais traitements à l'encontre des animaux sauvages dans le  processus de l'extraction de la bile d'ours", a déclaré Cao Qingyao, porte-parole du Bureau d'Etat pour l'Administration des forêts, lors d'une conférence de presse, tenue à Pékin.

Image de marque

Il va de soi, que la Chine, organisatrice des Jeux Olympiques en 2008, a tout intérêt à faire savoir qu’elle se préoccupe de ce dossier, qui ternit son image de marque à l’étranger. Ce type de déclarations de bonnes intentions avait déjà été pratiqué par la Corée à l’occasion de la coupe du monde de football, sur le problème de la viande de chien. Déjà en décembre 2004, une circulaire officielle interdisait la chasse des ours sauvages, les mauvais traitements dans les fermes d’élevage et le commerce illégal de la bile.

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En 1992, l'ours sauvage a été classé sur la liste des espèces en danger dans le cadre de la Convention de Washington (CITES). "Le  gouvernement chinois adhère entièrement à cette convention. Depuis 2003, la Chine a arrêté l'exportation des produits de bile d'ours, interdit la chasse des ours sauvages et n'a plus approuvé de  nouvelles fermes d'élevage à des fins de l'extraction de bile  d'ours", a affirmé Cao Qingyao. "En même temps, les scientifiques chinois sont à la recherche d'herbes médicinales pour éventuellement remplacer la bile d'ours", a-t-il ajouté.

Cages minuscules

Reste qu’il existe encore en Chine de très nombreuses fermes, où les plantigrades sont détenus dans des conditions épouvantables, prisonniers de cages minuscules, une plaie toujours maintenue ouverte au niveau de la vésicule, d’où leur bile est prélevée chaque jour. Il va de soi que la seule solution à ce problème est l’interdiction définitive de ce pseudo médicament.


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