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Chine : tués pour leur bile
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Malades, blessés, enfermés dans des cages où ils ne peuvent presque pas se retourner et jamais se tenir debout, les ours en Chine subissent un sort réellement peu enviable. Pourquoi ? Ces souffrances leurs sont imposées afin de recueillir leur bile, censée posséder des vertus curatives.

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247 « fermes »

Même si ces prétendues capacités de guérison, ou d’agir en aphrodisiaque, sont plus que contestées par les scientifiques, la superstition fait que la demande est toujours là. Résultat, des milliers d’ours sont retenus dans 247 « fermes ».

Convention bafouée


En dépit de la Convention de Washington sur le commerce des espèces en danger (CITES) qui classe les ours à collier en annexe I, ils sont capturés dans la nature, et le trafic des produits de la bile et de la vésicule biliaire se développe hors de Chine. Pour légaliser ce commerce, le gouvernement chinois souhaite déclasser les ours en annexe II.

Mortalité


Les promoteurs des « fermes » affirment que leurs élevages préservent les ours sauvages. Mais la mortalité y est telle que de plus en plus d’ours sont capturés en Chine, en Inde, en Russie et même au Canada.

Braconniers

Pour prendre les oursons dans la nature, les braconniers profitent de l’absence de la femelle, partie en quête de nourriture, pour enlever les petits âgés de quelques jours. Parfois la mère est tuée. Un grand nombre d’oursons meurent de ce traumatisme.

Griffes arrachées


Les jeunes sont parqués dans un enclos pour les habituer à leur futur enfermement dans une cage étroite. De surcroît, pour pouvoir atteindre les animaux sans risquer de prendre de mauvais coups, les fermiers leurs arrachent parfois les griffes et leurs brisent les dents. Puis, à l’âge de 3 ans, les ours subissent une opération qui les mutile à vie. Les fermiers implantent un cathéter dans la vésicule biliaire pour drainer leur bile. Ce tube reste en permanence, et laisse une plaie à vif qui s’infecte et n’est jamais soignée. Quatre ours sur cinq meurent pendant ou après l’opération d’implantation.

Stress


Les ours, pour exprimer leur stress, se cognent la tête contre les barreaux et se mordent les pattes jusqu’au sang. Cela occasionne des infections, qui ne sont pas traitées. Les ours subissent deux fois par jour l’extraction de leur bile. Elle est effectuée pendant qu’ils sont nourris et abreuvés, pour stimuler la bile. Pendant cette opération, les animaux gémissent, hurlent et se tordent de douleur, en se tenant l’estomac. Un exemple, parmi d’autres, de leurs très mauvaises conditions de détention : les femelles vont jusqu’à tuer les petits à la naissance.

Amputations

Les ours, pour faire cesser leurs souffrances, tentent parfois d’arracher le cathéter. Ils sont alors immobilisés dans leur cage avec un corset de fer. Les fermiers ne se contentent d’ailleurs pas de cela pour augmenter leurs profits. Ils amputent aussi une ou deux pattes aux ours vivants pour les vendre à des restaurateurs. Quand les ours ne sécrètent plus de bile, ils sont abandonnés dans un coin où on les laisse mourir de faim. Ils ont moins de 15 ans. En liberté, ils auraient vécu de 25 à 30 ans.

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Les Actions de One Voice

Un rapport pour convaincre

Nous avons commandé un rapport sur la situation des ours en Chine, le rôle des associations sur place et sur les actions nécessaires à court et long terme pour obtenir la disparition des «fermes à ours». One Voice va l’envoyer aux autorités en France (ministère de l’Écologie et ambassade de Chine).

Pression sur le gouvernement chinois

L’année 2008 sera celle des Jeux Olympiques en Chine. C’est aussi la date limite que One Voice s’est fixée, avec les associations internationales telles la WSPA, pour obtenir la disparition définitive du commerce des ours et de leur bile en Chine. Au regard de l’immensité du pays, ces 247 fermes ne pèsent rien dans son économie.

Sauvetages

Le gouvernement chinois a accepté de libérer 500 ours et a annoncé la réduction du nombre de fermes à ours. Cette apparente bonne nouvelle cache une réalité plus contrastée. La Chine cherche en effet à industrialiser la production de bile d’ours en concentrant les exploitations.
Ainsi, en 1992, il y avait 601 fermes avec 6 632 ours. En 1998, il y en avait plus que 247, mais elles détenaient 7 002 ours. En 2002, 27 fermes détenaient à elles seules 5 200 ours. Le ministère chinois de la médecine traditionnelle et d’autres instances ont soutenu les fermes à ours en favorisant le développement de nouveaux marchés. Le Dr Fan Zhiyong, représentant officiel en Chine de la CITES (Convention de Washington), a récemment annoncé que la Chine cherchait à exporter sa bile d’ours.
Les 500 ours que les autorités acceptent de libérer proviennent de petites fermes qui cessent leur activité. Il existe actuellement deux sanctuaires en Chine. Le plus grand est celui de la fondation Animals Asia (AAF) qui vient d’y accueillir 70 ours. One Voice soutient le travail d’AAF, présidé par Jill Robinson, car ces sauvetages permettent de faire connaître la souffrance des ours dans le monde entier. Tout en aidant AAF, One Voice et la WSPA ont l’objectif de mettre un terme définitif à ce commerce.

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Ce que vous pouvez faire

• Écrivez à l’ambassade de Chine (11, rue George V, 75008 Paris) pour appuyer les demandes de One Voice :
– accorder aux ours le niveau de classe 1 dans la loi chinoise sur la protection des espèces sauvages et empêcher la capture d’oursons dans la nature.
– interdire immédiatement l’élevage d’ours dans ces fermes.
– empêcher les fermiers de promouvoir la bile d’ours dans de nouvelles régions.
– interdire la vente de cette bile aux touristes étrangers.
- interdire les fermes à ours partout en Chine avant le début des Jeux Olympiques de Pékin, en 2008.

• Écrivez à Jacques Chirac, Palais de l’Élysée, 75008 Paris pour lui demander de :
– s’opposer à toute tentative de la Chine de légitimer le commerce international de la bile d’ours dans le cadre de la CITES.
- d’user de son influence pour encourager la Chine à supprimer les fermes à ours.

• Si vous avez recours à la médecine chinoise traditionnelle, écartez tout produit contenant de la bile d’ours.

• Si vous vous rendez en Chine, n’achetez pas de produits contenant de la bile d’ours et informez-nous sur les produits à base de bile en vente dans les aéroports.

• Achetez un ours en peluche et retournez-le à One Voice avec vos nom et signature sur son étiquette. Chaque jour, jusqu'à la fermeture des "fermes à ours", One Voice s'engage à envoyer à l'ambassade, un ours en peluche qui portera le nom d'un défenseur des animaux. Nous maintiendrons la pression aussi longtemps que nécessaire en France et en Chine.


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