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Surpêche : la mort des océans
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La surpêche est une catastrophe écologique. En une trentaine d’années, la flotte industrielle a réduit drastiquement le nombre de poissons dans les mers. Les conséquences se font déjà sentir, mais le pire peut encore venir.

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Des effectifs en chute libre


70 % des espèces les plus recherchées sont menacées : les sardines en Californie, les anchois au Pérou, les morues à Terre-Neuve ou le hareng en mer du Nord et le nombre de flétans et de thons rouges a diminué de 90 %.

Secteur en danger


C’est ainsi que l’Europe a tenté de se doter d’une réglementation qui se veut plus respectueuse de l’environnement en limitant les prises. Lors des négociations à Bruxelles, en décembre 2003, la France s’est battue pour que les quotas de pêche soient les plus larges possible. Elle a obtenu des concessions, mais globalement, la commission européenne a tenu bon. Le but est de freiner la pêche afin que les cabillauds et les merlus puissent à nouveau être en nombre suffisant. Certains scientifiques militaient, eux, pour l’arrêt pur et simple des prélèvements, mais l’impact sur la filière de la pêche aurait été socialement explosif.
Cependant, même les marins-pêcheurs, s’inquiètent de voir les quantités de poissons se réduire. C’est pourquoi, One Voice a décidé d’engager, conjointement avec Greenpeace, une campagne sur ce dossier.

Conséquences humaines


Selon Greenpeace, il existe 3,5 millions de bateaux de pêche. 99% d’entre eux sont des embarcations de petite taille. Reste 1% de flotte industrielle qui effectue 50% de la pêche mondiale.

Le résultat est là, à force de prélever les poissons n’importe comment, ils se raréfient. Alors, les grandes firmes ont décidé d’aller les traquer toujours plus profond. Et quand cela n’a plus suffit, les armateurs ont délaissé les zones de pêche traditionnelles pour se tourner vers les océans du Sud, où ils privent la population d’une source importante de nourriture.

Une situation d’autant plus choquante que la pêche industrielle gaspille les ressources. «Tous les ans, souligne Greenpeace, les flottes industrielles prélèvent en moyenne 27 millions de tonnes de poissons non ciblés. 25% des prises annuelles de poissons sont rejetés morts par-dessus bord.»

Biodiversité menacée

Moins de poissons, c’est aussi moins d’animaux entrant dans la chaîne alimentaire. Ce qui a des conséquences pour les poissons eux-mêmes, mais aussi pour les mammifères marins et les oiseaux. Greenpeace rapporte que « des études sur les populations de baleines à bosse indiquent que les jeunes individus au large des côtes de Terre-Neuve sont plus petits que la taille normale pour l'espèce, du fait de la raréfaction du poisson dont ils se nourrissent. On assiste par ailleurs à des migrations inhabituelles de phoques du Groenland affamés qui viennent chercher leur nourriture au large du Canada ».

La pollution aussi


Les poissons accumulent des produits toxiques et métaux lourds spécialement concentrés dans les mers et océans (mercure, cadmium, etc.) Cela n’empêche pas l’Union européenne de donner 70 milliards d’euros de subventions à l’industrie de la pêche qui capture 130 millions de tonnes de poissons par an.


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