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Non loin de Kinshasa le plus vaste domaine protégé de bonobos


Sauver les bonobos tout en menant une action éducative. Voilà la feuille de route que s’est imposée l’association des amis des animaux au Congo,qui a créé le sanctuaire des bonobos de Kinshasa, en République Démocratique du Congo.

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Du zoo au sanctuaire

Au départ, l’association s’est montée, en 1994, dans le but de venir en aide aux animaux du zoo de Kinshasa en leur apportant de la nourriture. Puis elle s’est rapidement orientée vers la préservation des bonobos, ces grands singes qui ne vivent qu’en République Démocratique du Congo.

Impliquer les habitants


Il ne s’agit pas seulement d’acheter les jeunes vendus sur les marchés pour les sauver. Il s’agit aussi d’intéresser les habitants de la République Démocratique du Congo et notamment les plus jeunes, à la vie et aux mœurs de ce primate.

Faire cesser le braconnage


C’est la seule façon de faire cesser le braconnage qui sévit de manière dramatique dans le pays, les animaux finissant souvent en « viande de brousse » alors qu’il s’agit d’une espèce protégée.

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Nursery

Le sanctuaire abrite une nursery où sont placés les petits achetés sur les marchés. Là, ils sont soignés et pris en charge par une « mère de substitution » (un homme ou une femme de l’équipe). Il faut redonner le goût de vivre à ces jeunes animaux qui sont perdus et malades.

« Mère de substitution »


Le sanctuaire est divisé en trois grandes partie qui correspondent aux groupes d’âge des « pensionnaires ». Les plus jeunes, qui ont moins de deux ans, vivent dans une forêt où des bâtiments ont été aménagés pour passer la nuit. Ils y passent leur temps avec leur « mère de substitution ».
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Codes sociaux


A cette période, le travail consiste à rassurer l’animal, puis à lui inculquer des codes sociaux. En effet, ces primates, comme tous les grands singes, ont un mode d’organisation de vie en société complexe. Puisqu’ils n’ont plus leur véritable mère, il faut bien que quelqu’un leur apprenne.

Aires de jeu


Une fois arrivés à l’âge de trois ans, les singes arrivent dans une autre forêt. Là, ils ont à leur disposition toutes sortes d’aires de jeu (continuellement modifiées pour éviter tout effet de lassitude). Ces jeux sont éducatifs puisqu’ils visent à apprendre les rudiments de l’escalade, à se mouvoir parmi des cordes, etc. Cela leur permet d’acquérir l’agilité et les réflexes indispensables pour leur vie future dans la nature.

Premières armes


A partir de quatre ans, les primates sont déposés dans une forêt plus vaste, semblable à leur milieu naturel. C’est là qu’en totale liberté (avec tout de même la présence d’un soigneur pour intervenir en cas de problème), les jeunes font leurs premières armes dans la vie sauvage.

Liberté


A terme, ces animaux devraient être placés dans un autre sanctuaire, plus vaste encore, afin de se réhabituer pleinement à la liberté, tout en pouvant être observés à des fins d’études scientifiques. Le but ultime serait de parvenir à créer une réserve où les bonobos seraient placés, à l’abri des braconniers.
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