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Aider
les hérissons
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La
protection des animaux commence dans son jardin. Les hérissons,
précieux alliés du jardinier puisqu’ils ne nourrissent
d’insectes et de limaces, sont trop souvent victimes de produits
chimiques. C’est pour les soigner et les protéger que
le sanctuaire des hérissons a été créé. |
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Passionnés
A la tête de cette association, deux passionnés :
Anne Burban et Patrick Fingar. Depuis 1998, ils ont monté
cette structure qui vise à recueillir, soigner et replacer
en liberté les hérissons. Il faut savoir qu’à
l’origine, ces animaux ne venaient pas dans les jardins.
Auparavant, ils vivaient dans les forêts et les buissons.
Pesticides
Mais la déforestation et le débroussaillage ont
grignoté leur espace naturel. C’est donc contraints
et forcés qu’ils ont dû modifier leurs habitudes
de vie. Malheureusement pour eux, dans nos jardins, il y a beaucoup
de produits toxiques comme les pesticides, les herbicides ou les
tue-limaces.
Surmortalité
Le Sanctuaire des hérissons estime qu’il en résulte
une surmortalité impressionnante, alors qu’il s’agit
pourtant d’une espèce protégée. Ainsi
20 % des bébés meurent avant d'avoir quitté
le nid et quatre individus sur mille seulement atteignent l'âge
de 10 ans.
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Statistiques
L’association a établi ces statistiques : 26 % d'entre
eux meurent intoxiqués par les pesticides (Métaldéhyde)
tue-limaces, 24 % sont éliminés par le trafic automobile,
18 % sont décimés par le parasitisme (asticots, tiques,
puces), 13 % meurent d'épuisement et de faim, 10 % décèdent
noyés dans les piscines, blessés par les débroussailleuses,
brûlés dans les tas de feuilles ou prisonniers
dans des filets de protection des légumes. 9 % seulement
sont victimes de leurs prédateurs naturels : fouines, blaireaux,
putois et renards. |
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Réserve
naturelle
En 1998, donc, l’association a aménagé un sanctuaire
au sud d’Amiens (Somme) et trouvé un prolongement en
la réserve naturelle de Boves où étaient replacés
les hérissons sauvés.
Tout aurait pu aller pour le mieux, si Gilles de Robien, président
d’Amiens métropole n’avait pas autorisé
la création d’une aire pour les gens du voyage sur
les lieux même de réinsertion des hérissons.
Le but n’est, bien sûr, pas de refuser que les gens
du voyage aient des aires d’accueil dont notre pays est tant
dépourvu. Seulement la tradition veut que ces personnes,
souvent démunies, mangent les hérissons.
Conseils
Une action en justice a été menée. Elle a malheureusement
échoué. Les hérissons n’ont plus de lieu
dédié où retrouver la nature. Cela n’empêche
cependant pas le sanctuaire de fonctionner pour soigner les hérissons
et aussi prodiguer des conseils à toutes les personnes qui
ont recueilli un animal en mauvais point.
Soutien
One Voice a décidé de soutenir cette action en co-éditant
avec le sanctuaire des hérissons une brochure d’informations,
distribuée dans les pharmacies et les cabinets vétérinaires.
Attention, les bébés hérissons ne supportent pas le lait de vache.
Leur en donner leur serait fatal.
Il est impératif de les nourrir avec du lait de brebis.
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