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Voyage au bout de l’enfer
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Des chevaux hagards sortant péniblement de camions où ils ont été placés durant plusieurs jours. La scène se reproduit tous les jours dans les abattoirs de France et d’Italie. Ces pays se fournissent notamment dans les pays de l’Europe centrale, où les conditions de transport des animaux sont le plus souvent déplorables.

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Entassés

Non seulement trop d’animaux sont entassés dans les remorques, mais celles-ci ne sont pas toujours aux normes. Parfois même l’obligation d’abreuver et de nourrir les animaux n’est pas respectée. Nombre d’entre eux ne survivent pas à ce voyage au bout de l’enfer, où bien sont cruellement blessés. Mais comme ils ont subi des parcours de plusieurs milliers de kilomètres pour finir abattus, les exportateurs et les importateurs sont relativement indifférents.

Films


Relativement, car à la faveur d’actions menées par diverses associations de protection animale, des films et des photographies, prouvant les très mauvaises conditions de détention des animaux ont pu être réalisés. Cela constitue une très mauvaise image pour la filière de la viande de cheval, qui n’a d’ailleurs déjà pas besoin de cela pour perdre chaque année des consommateurs.

Elargissement


La question des chevaux provenant d’Europe centrale n’est pas nouvelle. Elle est régulièrement abordée, notamment au sein des instances européennes. Ce d’autant plus qu’avec l’élargissement, plusieurs de ces pays exportateurs ont rejoint l’Union. Ce qui implique qu’ils respectent la réglementation décidée par la Commission.

Nouvelle mesure


Or, la Commission travaille actuellement à transposer dans le droit européen une nouvelle mesure adoptée par le conseil de l’Europe qui vise à renforcer le bien être des animaux lors de leur transport.

Brutalités


Concernant les chevaux, en décembre 2000, le commissaire chargé, entre autres, des animaux, David Byrne, indiquait que « On constate notamment que, lors de transports transfrontaliers sur de longues distances, les animaux sont souvent victimes de brutalités et ne sont pas soignés et traités comme il le faudrait, ou bien ne sont pas même en état d'être transportés ».

Durcissement


Finalement en 2003, David Byrne décide de proposer un durcissement de la législation sur les transports des animaux. « J'accorde une attention spéciale au transport des chevaux en provenance de l'Europe orientale et centrale. La révision actuelle de la Convention européenne sur la protection des animaux en transport international contribuera à garantir un niveau acceptable de protection des animaux en Europe et dans le reste du monde. »

Obstacles


Mais déjà des obstacles se font jour : « La dimension internationale de ce sujet s'est avérée fort problématique. Toute action entreprise à l'encontre d'un acheminement provenant de pays tiers poserait la question de la compatibilité avec les règles de l'OMC. Si un aspect est très clairement apparu lors des négociations de l'OMC, c'est que, fondamentalement, les objectifs de l'UE visant le bien-être des animaux n'étaient absolument pas soutenus.»

Box individuels


Parmi les améliorations concernant les chevaux, le nouveau texte prévoit des espaces minimaux pour les petits trajets, des stalles ou des box individuels pour les longs trajets, ainsi qu’un accès permanent au foin. Il est aussi prévu que les animaux n’aient pas à subir plus de 9 heures de transport de suite au maximum. Si leur parcours ne peut s’effectuer dans ce laps de temps, ils doivent pouvoir se reposer durant 12 heures avant de repartir.

Carcasses

Ce texte, s’il constitue une amélioration par rapport à la situation précédente, n’est cependant pas satisfaisant. En effet, le texte du conseil de l’Europe prévoyait, lui, un temps de transport maximum de 8 heures (ce qui était l’un des objectifs des associations de protection animale, dont One Voice). Il préconisait aussi, dans le cas d’animaux destinés à la boucherie, que les animaux soient tués à proximité de leurs lieux d’élevage, puis qu’ensuite les carcasses soient livrées d’un bout à l’autre de l’Europe.

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