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• Pourtant en sursis, l’eau potable est gaspillée
par l’élevage. Il faut 20000 litres d’eau pour
produire un kilo de viande et seulement 48 litres d’eau
pour produire un kilo de céréales. 70% de la consommation
d’eau potable est consacrée soit directement à
l’élevage, soit aux cultures des grains destinés
aux animaux d’élevage.
• Les rejets de l’élevage causent énormément
de pollution : rivières, nappes phréatiques, sources,
littoraux… Par exemple, les agriculteurs ont annoncé
qu’en Bretagne où sont concentrés la moitié
des porcs français (14 millions), 60% des sources d’eau
seront polluées en 2005. Avec les fientes des élevages
de volailles, c’est l’équivalent d’un
pétrolier entier déversant une "marée
brune" par jour ! Les Bretons utilisent de l’eau minérale,
mais qu’en est-il de l’industrie alimentaire locale
et des cultures maraîchères ?
• De nombreuses espèces sont menacées à
cause de la surpêche. Les filets des énormes chaluts
ratissant les océans détruisent tout sur leur passage.
La dimension de l’ouverture d’un chalut pélagique
peut atteindre 33000 m2. La plupart des espèces de poissons
que nous mangeons sont en voie de disparition. Par exemple, 90%
des cabillauds (ou morues) capturés sont trop jeunes pour
se reproduire. Le déséquilibre écologique
qu’entraîne la pêche est dramatique. Le biologiste
William Montevecchi souligne : "Nous assistons à une
migration de masse d’animaux affamés." La reproduction
des oiseaux de mer diminue de 75% et les scientifiques signalent
des baleines faméliques errant à la recherche de
nourriture (La Fin du poisson, rapport de Greenpeace). Protéger
les baleines du harpon c’est bien. S’assurer qu’elles
ne meurent pas de faim, c’est bien aussi.
Cela est d’autant plus scandaleux que les animaux élevés
en batterie sont nourris des farines de poissons pêchés
spécialement pour eux.
• Et il y a la déforestation. Ces vingt dernières
années, 80% des forêts vierges du Costa Rica ont
disparu pour laisser place à de l’élevage
de bovins. Principaux propriétaires: des grands noms du
fast food...
L’Amazonie perd chaque année une superficie d’environ
cinq millions d’hectares défrichés pour des
pâturages écologiquement inadaptés aux sols
tropicaux et qui ne durent guère plus de huit ans. Les
brûlis dégagent des gaz très nocifs participant
au réchauffement global de la planète, le fameux
effet de serre.
Un hectare de forêt pluviale primaire peut supporter environ
800 000 kilos de plantes et d’animaux. Quand le même
hectare a été dégagé à nu et
semé d’herbe à pâturer, il ne produit
tout au plus que 200 kilos de viande par an pendant 5 ans –
assez de chair pour 1600 hamburgers. Voilà comment on peut
"manger" des toucans, des tapirs et l’oxygène
de la planète sans le savoir !
• Un milliard 300 millions de bovins sur la planète,
à eux seuls, émettent 60 millions de tonnes de méthane
chaque année. On considère que le trou de la couche
d’ozone est dû pour 28% à l’élevage.
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