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• Que la viande soit exportée ou consommée
sur place, il y a mauvaise rentabilité des faibles ressources
en eau et en végétaux de ces pays très pauvres.
L’Éthiopie, comme beaucoup de pays du tiers-monde,
produit du bœuf pour l’exportation. Les bœufs
sont nourris avec des céréales qui font cruellement
défaut aux populations locales ; cette aberration existait
même pendant les grandes famines (Meat Trades Journal, 1988).
Les multinationales du "corned-beef" se sont approprié
les meilleures terres et en ont chassé les populations…
Les productions vivrières traditionnelles sont pourtant
bien mieux adaptées aux conditions locales.
• D’autres pays pratiquent à tort l’exportation
déséquilibrée de leur grain vers l’Occident.
Le Brésil, par exemple, exporte le quart de son soja pour
des animaux de ferme.
• Ce gâchis de protéines n’existe pas
que dans les pays pauvres. Pour alimenter leurs animaux d’élevage,
les États-Unis utilisent 160 millions de tonnes de grains
: 70% de leur production nationale !
Et pourtant, toutes les prévisions s’accordent à
reconnaître que les céréales ne seront bientôt
plus produites en quantité suffisante pour la population
humaine. (Lester R. Brown, L’État de la Planète,
1994, Worldwatch Institute.)
Chaque jour, 50000 enfants meurent de faim dans le monde. Produire
un kilo de viande de bœuf nécessite 16 kilos de céréales,
lesquelles seraient consommables directement.
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