Rechercher
un document
avec Zoé


Aller plus loin


Le cirque oui, mais sans animaux !

Est-il du rôle de l’école d’emmener les élèves voir des cirques avec animaux ?

Concours de dessins d'enfants

Ni clown, ni captif

 

 

Les ménageries de cirque : un flou artistique.


Il est plus facile de comptabiliser les cirques fonctionnant légalement que les autres. Pourtant, même en observant ceux des plus grands noms (Amar, Grüss, Zavatta...), on constate que l’irrégularité est généralisée.

Ainsi, un titulaire de certificats de capacité à détenir un animal se trouve dans plusieurs cirques à la fois (Muller/Franco-Belge, Klissing/Amar…), l’adresse du responsable n’existe pas, une famille emprunte un autre nom d’enseigne que le sien et parfois, ils n’ont aucun certificat de capacité.

Le 12 décembre 2000, le cirque Christiane Grüss fut contrôlé à Nevers. La ville nous avait affirmé l’accepter à la seule condition que la girafe et l’hippopotame ne soient pas présents, leur détention étant illégale. Apparemment, les circassiens ont tenu leurs engagements (en garant certainement le camion ailleurs). Mais le lendemain, comme par miracle, pendant la manifestation de One Voice, la ménagerie avait retrouvé ces deux pensionnaires… Le soir, France 3 relatant l’action précisait que ces animaux étaient tolérés par les services vétérinaires…

La ménagerie de cirque : une zone de non-droit

Lors de leur contrôle par les "administrations compétentes", les cirques reçoivent généralement un procès-verbal pour absence de certificat de capacité. Il est alors de leur devoir de se régulariser. Or les administrations n’ayant pas délivré le certificat pour de bons motifs persistent – avec raison – à le leur refuser. Il ne reste donc qu’une solution, le retrait de force de tous les animaux. Mais à cet instant se pose le problème de la structure pouvant recevoir les animaux et de la volonté politique d’ordonner ce retrait. En effet, certains cirques seraient armés " en cas d’intervention de l’ONC "… Il semble donc plus facile de multiplier pendant des années les procès-verbaux et les classements sans suite plutôt que d’ordonner un retrait pouvant tourner à l’affrontement avec les forces de l’ordre...

Pour illustrer cet état de fait, en septembre dernier le cirque Franck Zavatta, ne possédant ni autorisation d’exercer, ni certificat de capacité, ni l’autorisation de s’installer dans la ville de Balaruc-les-Bains, a tout simplement bloqué pendant une heure un rond-point de la ville pour obtenir gain de cause. La municipalité a cédé en se justifiant ainsi : "Nous avions le choix entre ouvrir l’espace ou bloquer toute la presqu’île et aller à l’affrontement. Nous n’avons pas voulu aller à l’épreuve de force. Le maire n’a pas voulu s’entêter." Cet exemple n’est pas isolé.

Franck Schrafstetter

Ce que vous pouvez faire

Dans le cadre de l’année du cirque, un comité de pilotage, présidé par Bernard Latarjet, Président de l’Établissement Public du Parc et de la Grande Halle de la Villette sera saisi de la question de l’animal dans les cirques, afin de réfléchir à la création d’un groupe de travail sur ce sujet. Des députés français et européens ont demandé que One Voice soit invitée à participer à cette concertation.

Ce groupe de travail peut être très positif si notre voix est entendue. Pour cette raison, nous vous encourageons à écrire avec la plus grande courtoisie à M. Bernard Latarjet, Président de l’Établissement Public du Parc et de la Grande Halle de la Villette, 211, avenue Jean-Jaurès, 75019 Paris, afin de lui faire part de votre avis sur les ménageries ambulantes. Votre opinion personnelle sur la présence des animaux dans les cirques est très importante.

Retour en haut