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Démantèlement d'un réseau en Charente

Plus de 60000 chiens (et 20000 chats) sont volés en France chaque année, pour les laboratoires, la chasse, la pitance de fauves de cirques, la revente à des particuliers ou la reproduction. Il est arrivé que quelques chiens, les "moins malchanceux", soient retrouvés vivants mais couverts de blessures.

Des chiens volés pour les combats

À présent, la preuve est faite que certains sont dérobés pour "l’entraînement de chiens de combat", grâce à la belle enquête de trois gendarmes sur commission rogatoire.

One Voice avait été avertie de cette affaire lancée en juin 1999 à la suite de plusieurs plaintes de personnes âgées concernant la disparition de leur chien. Les résultats ont été annoncés le 7 juillet 2000 par une conférence de presse de la gendarmerie. Il faut non seulement féliciter les enquêteurs, mais aussi les associations de protection animale qui les ont aidés : l’Association des droits du chat en liberté (bravo à Michelle Barber), l’ANTAC 16 et 79 (M. Vaudois), et la SPA.Le trafic, centré sur la Charente, s’étendait sur une dizaine de départements. Au total, 37 personnes ont été impliquées, dont 2 interpellées et mises en examen, 15 autres vont suivre la même voie. Parmi elles, il y a 9 "éleveurs" dont 7 avec mises en examen. Tout cela représente 320 contraventions (pour un montant d’amendes estimé à environ 500 000 F) et surtout 473 délits :ça va faire mal !

Un réseau clandestin

Il y a ainsi détention et commercialisation de chiens de première catégorie, escroquerie, abus de confiance, travail clandestin, faux et usage de faux. Et bien sûr, vol – précisons, hélas, qu’aucun animal volé n’a survécu au barbare "entraînement", de l’aveu même des interpellés. Le réseau clandestin d’élevage produisait des animaux dont certains n’étaient pas déclarés, tatoués, ni stérilisés, mais revendus entre 7000 et 10000 F ! Il s’agissait essentiellement de chiens d’attaque en catégorie 1 et 2. C’est toujours l’homme qui est coupable, jamais le chien, quel qu’il soit. Mais cela prouve que les pires ennemis des chiens sont ceux qui leur font commettre ces atrocités. Cela rejaillit déplorablement sur tous les innocents, gros chiens transformés en victimes pour délit de sale gueule. One Voice va évidemment se porter partie civile dans cette affaire exemplaire et vous tiendra informés des suites et du procès.

Chiens et chats massacrés sur ordre

OneVoice a recueilli des précisions sur les techniques d’entraînement en vue des combats. Un certain nombre de chiens sont "sélectionnés" pendant la promenade du soir. On lance sur eux les molosses à tester, parfois devant leur propriétaire. Ces "séances" peuvent aussi avoir lieu dans une cour de ferme ou la cave d’une cité. On se sert également de chats. Par exemple, on vole une voiture dans laquelle est enfermé le molosse. Ensuite "pour que le chien s’habitue au sang et pour développer sa rapidité", on vole des chats qu’on fait pénétrer un par un à l’intérieur de la voiture. Ils sont déchiquetés en peu de temps.

Des chats aussi

Au cours de leur enquête, les gendarmes ont également découvert qu’un jeune individu d’Angoulême volait des chats pour des raisons étranges. Ils les gardait pour lui et les tuait au bout d’un certain temps avant d’en prendre "un neuf"! Cette affaire passera également au tribunal.

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