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Document publié le 14 octobre 2002

Contre Premarin (Printemps 1998)

Le 4 décembre, nous nous sommes rassemblés devant le laboratoire Wyeth à Puteaux afin de remettre à Monsieur Pierre Sagaud, son directeur, 56187 signatures supplémentaires contre le médicament Premarin (si vous n’avez pas suivi cette campagne depuis son lancement en août 1995, nos tracts et journaux sont à votre disposition). Cette action symbolique visait à rappeler à Wyeth notre détermination. Comme en mars 1996, lors de la précédente remise de pétitions (52 986 signatures furent déposées alors), nous avons rencontré Pierre Sagaud. Essayant d’instaurer un dialogue, nous lui avons posé plusieurs questions : sur les projets de Wyeth quant à la mise sur le marché français d’autres produits dérivés de l’urine de juments, sur ce qui était envisagé vis à vis de Premarin, et j’ai proposé, encore une fois, d’aller visiter les élevages à mes frais.

À chaque question, Pierre Sagaud nous a répondu de nous adresser à sa maison-mère, aux États-Unis. Il fut visiblement moins enclin à dialoguer que lors de notre première entrevue, et d’ailleurs ne nous a reçus que dans le hall d’entrée. Début 1996, il n’envisageait sans doute pas que nous mènerions cette campagne à son terme, quel que soit le temps nécessaire pour mettre fin aux cruautés infligées aux chevaux. Rappelons que, un peu partout dans le monde, plus d’un million de consommatrices ont déjà abandonné ce médicament cruel. Et pour Wyeth, qui pensait multiplier sa production par trois, cela représente un très gros manque à gagner. Bravo et restons mobilisés. En effet, tout laisse à penser que, pour palier la quasi disparition de Premarin, Wyeth prépare le lancement d’un autre médicament à base d’urine de juments. Si c’est le cas, nous les attendons de pieds fermes.

Je tiens à remercier ici tous ceux qui nous ont aidés à recueillir des signatures, mais aussi les médias qui ont répercuté cette campagne : les rédactions de Cheval Magazine et de Cheval Star, ainsi que l’équipe du Magazine du Cheval sur France 3 qui a montré la vidéo clandestine des élevages ainsi que de l’abattage des poulains. Merci aussi à l’équipe d’Avignon. Mireille, Marie-Claude et Morgane (11 ans) ont tenu un stand au salon Cheval Passion. Nous détaillerons les résultats inespérés de cet événement dans le prochain numéro.

Nous vous encourageons à commander nos tracts, toujours disponibles. Merci de continuer cette lutte avec nous.

Attention aux apprentis sorciers

Nombre d’entre vous ont eu la surprise de découvrir les propos du docteur vétérinaire Jean-Pierre Kieffer sur notre campagne contre Premarin, en page 46 du bulletin de l’OABA (Œuvre d’Assistance aux Bêtes d’Abattoir). D’après lui, grâce à notre campagne, “tous les gynécologues sont submergés de demandes de Premarin” [oui, vous avez bien lu “tous”] et “…cette campagne qui avait été lancée par la société américaine PETA,… a été, à mon avis, au niveau du bien-être et de la protection animale, un fiasco complet.” Nous serions “des apprentis sorciers”. Nous n’avions pas besoin de vérifier auprès de gynécologues et de pharmaciens (mais vous pouvez le faire !) Pour le savoir : les ventes de Premarin baissent toujours davantage, et ce d’autant plus qu’il n’est plus remboursé depuis 1996 ! Alors pourquoi cette attaque injustifiée ? Beaucoup nous ont posé la question. Y aurait-il un lien avec le fait que le docteur Kieffer ait témoigné contre nous au procès SPA ? Il avait alors afformé que les tests sur les animaux dans les refuges devraient être instaurés partout. Nous comprenons fort bien la position de ce haut responsable syndical vétérinaire, secrétaire général du Conseil National de la Protection Animale (association où l’on trouve une très forte proportion de vétérinaires), mais nous avons visiblement empêché son souhait de se réaliser.

Est-ce parce que, ce jour-là, le conseiller de Philippe Vasseur, alors ministre de l’Agriculture, Mr Bournigal, était présent ? Le docteur Kieffer se félicitait de l’interdiction des élevages de veaux en batterie en 2008. Bien sûr, nous, nous avions affiché notre déception dans Animaction N°5 car pendant encore dix ans, chaque année, plus de trois millions de petits veaux vivront dans le noir, dans des boxes exigus. Il s’agit donc du sort de 30 millions d’animaux ! Pendant ce temps, la Grande- Bretagne, elle, n’élève plus ses veaux en batterie et depuis longtemps déjà. Nous n’avons donc pas bien compris, là non plus. Ou trop bien compris. Mais nous attendons avec impatience de voir la liste des femmes qui prennent maintenant Premarin parce qu’elle ont découvert, grâce à nous, que c’est un produit cruel !

Que davantage de femmes se renseignent pour savoir ce qu’il en est, docteur, c’est normal et c’est même le but de la campagne, mais faire croire qu’elles le choisissent désormais alors qu’elles n’en prenaient pas avant relève de la désinformation. Nous attendons aussi avec impatience le chèque de remerciement des laboratoires Wyeth pour notre campagne contre leur produit. Allons, soyons sérieux.

L’année dernière, notre parrain, le professeur Théodore Monod, nous avait annoncé qu’il ne participerait plus aux réunions de l’OABA. Sous l’impulsion de madame Gilardoni, cette association a fait énormément pour les “animaux de boucherie” depuis une trentaine d’année, mais elle ferait bien de se méfier de la présence accrue de personnes fort proches du ministère de l’Agriculture…

Par hasard, en page 42, nous avons aperçu le docteur Kieffer montrant la photo de la campagne contre l’élevage des veaux en batterie. Coïncidence, cette photo est celle de la campagne de la WSPA (World Society for the Protection of Animals) avec laquelle nous travaillons contre le massacre des grands singes. Et c’est la WSPA qui, avec PETA, mène la campagne contre Premarin en Europe et en Amérique du Nord après avoir réalisé des enquêtes tristement édifiantes dans les élevages de juments. S’il a oublié de leur donner son étrange avis personnel sur les “pseudo effets secondaires” de la campagne Premarin, qu’il se rassure : nous leur avons signalé de sa part !

Lettre du Docteur Michelle DUCLOS – Gynécologue

Madame,

Toujours militante du refus de prescription de Premarin, plus d’un an après ma mobilisation pour cette campagne, je tiens à vous dire que :

Mes patientes ne sont plus demandeuses de Premarin ; j’ai changé toutes les prescriptions de Premarin, sans problèmes, puisque j’avais été prescriptrice de Premarin, ignorant les sévices sur les juments et leurs poulains.

Mes amis ou relations en gynécologie ne sont plus prescripteurs de Premarin dans la région non plus.

J’ai su par mon frère, qui travaille au ministère de la Santé à Ottawa et qui est épidémiologiste, que nous avions raison de continuer cette action contre les sévices infligés aux juments et aux poulains, puisqu’il a su par ses collègues qu’il y avait des fermes au Canada qui participaient à la fabrication de Premarin et dont il y avait lieu de penser qu’effectivement les conditions de traitement des animaux étaient tout à fait honteuses.

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