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Document publié le 14 octobre 2002

Premarin : les horreurs se précisent (Printemps 1996)

Les enquêteurs ont visité 32 fermes (contenant 13043 chevaux), un abattoir et deux parcs d’engraissement de poulains. Voici un résumé de leur rapport.

Problèmes Répertoriés :

. L’eau :

Elle est gravement rationnée, de moitié environ. Lors des distributions d’eau, les juments se battent pour en obtenir quelques gouttes. Le problème essentiel pour les fermiers est que, si les juments buvaient à leur soif, l’urine collectée serait beaucoup plus importante en quantité et les coûts de transport vers les usines de fabrication du médicament augmenteraient. Le fric, comme toujours !

Ce rationnement en eau affecte énormément les juments psychologiquement mais aussi physiquement, avec des conséquences sur leur santé.

. Le manque de soins vétérinaires :

Des chevaux qui auraient besoin de soins vétérinaires pour des infections de la peau, des plaies et des problèmes respiratoires n’en reçoivent pas. Dans une ferme du Manitoba, un fermier qui avait repéré deux juments malades les a « jetées dehors pour la nuit » a t-il dit. Il gelait fort. Une jument est morte, l’autre était extrêmement malade. L’enquêteur de la WSPA a obligé le fermier à appeler un vétérinaire.

. Les conditions de vie :

La plupart des juments sont craintives et nerveuses à cause de l’enfermement, de la soif, de l’immobilité et des plaies. Leur manipulation est difficile, elles ne peuvent jamais être sorties, ni donc soignées. De plus, les juments ne sont pas brossées et ne peuvent pas se gratter. Elles sont souvent couvertes de parasites, de plaies et de blessures diverses.

. Le système de collecte de l’urine :

De nombreux fermiers ne tiennent pas compte des recommandations d’utilisation d’un système « approprié » et utilisent des systèmes qui blessent profondément les juments à l’entrejambe.

Les employés :

Ils sont insuffisamment qualifiés. Et le code de protection des chevaux existant, fourni par le laboratoire, n’est qu’optionnel, c’est à dire de bien peu de valeur réelle. Ce domaine est laissé à la discrétion des éleveurs qui décident des conditions dans lesquelles ils garderont les chevaux. Pas très rassurant !

Suite aux rapports d’enquête présentés au laboratoire Wyeth, celui-ci a décidé d’apporter des améliorations mais refuse la présence des enquêteurs pour contrôler leur application. Wyeth a créé plusieurs comités, mais a aussi :

. demandé aux éleveurs de rénover leurs étables sans spécifier les changements à faire.

. ajouté deux inspecteurs de plus à l’équipe d’inspecteurs payés par le laboratoire. Ils sont maintenant huit en tout, pour visiter plus de 450 fermes et surveiller 75000 chevaux !

. refusé de ne plus rationner l’eau des juments. C’est ce qui inquiète le plus les enquêteurs. Le scandale continue.

Quelques-uns des arguments de Wyeth et nos Remarques

Voilà la communication d’un très gros laboratoire mondial : il n’y a vraiment pas de quoi pavoiser ! Ce bla-bla peu crédible n’empêche pas les chevaux de souffrir, et il n’empêchera pas les amis des animaux et les consommateurs d’y voir clair dans leurs agissements.

. Les campagnes de défenseurs des animaux n’ont pour but que de retarder les progrès de la science dans le domaine de la ménopause. (En fait de progrès, le médicament Premarin date de 1947 !)

. Les éleveurs s’assurent que les étables sont correctement chauffées, que les chevaux ont assez d’exercice, une nourriture adéquate, qu’ils peuvent bouger et se coucher. (Inexact. Qu’entendent-ils dire par « assez » et « adéquate » ?)

Les poulains sont ensuite utilisés pour être montés, faire des spectacles, pour la reproduction et… « pour les marchés étrangers ». (Ils ont simplement oublié de mentionner les abattoirs… Inutile de faire des commentaires.)

. Les éleveurs ont choisi ce métier par amour des chevaux (Une ferme moyenne de 100 chevaux rapporte entre 300 000 et 400 000 dollars par an).

Un exemple : les poulains nouveaux-nés sont surveillés toutes les deux heures, et ce même la nuit. (Vous y croyez ?)

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