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Document publié le 14 octobre 2002

Trafics de chiots et chatons en Belgique : des preuves irréfutables (printemps 2002).

Avant la présentation le 13 février à l'Assemblée Nationale par Madame Perrin-Gaillard, députée des Deux-Sèvres, d'un rapport sur le commerce des animaux de compagnie, One Voice a mené l'enquête.

DOSSIER DE PRESSE

One Voice vient de filmer en caméra cachée les chiots déchargés des camions de pays de l¹Est, dans un centre de transit belge fournissant des animaleries et éleveurs français.

Nous avons passé des semaines à enquêter sur l¹un des principaux centres de transit des chiots et chatons en Belgique.

Nous avons filmé en caméra cachée les camions arrivant des pays de l¹Est (Hongrie et République Tchèque), déchargeant les animaux ensuite vendus aux particuliers dans l¹animalerie servant de façade, et aux « marchands » (animaleries et éleveurs) sous de grandes tentes regorgeant d¹animaux de toutes les races et couleurs possibles.

Nous avons acheté des animaux dont certains avaient moins de huit semaines (il est illégal d¹importer en France des chiots de moins de huit semaines).

Certains étaient malades, tous portaient des puces électroniques non enregistrées. Ces puces ne permettent pas d¹identifier la provenance des animaux. Elles viennent de deux pays différents et datent de deux ou trois ans. Nous essayons actuellement d¹identifier les pays et les sociétés les ayant fournies.

Dans ce centre, il est possible d¹obtenir n¹importe quelle race de chiot ou de chaton, soit immédiatement (le choix dépasse l¹imagination !), soit le mardi suivant (jour de livraison des camions des pays de l¹Est). Des centaines de chiots y transitent chaque semaine.

Les animaux en provenance de pays non indemnes de rage devraient être vaccinés et correctement immunisés. Il existe encore de nombreuses zones rabiques dans les pays de l¹Est. Depuis l¹entrée en vigueur le 1er août 2001, de la nouvelle réglementation décidée par le ministre français de l¹Agriculture, des chiots et chatons de Hongrie, République Tchèque, Pologne, etc., ne peuvent plus entrer en France. Mais la législation belge, moins contraignante, permet aux chiots d¹entrer en Belgique dès l¹âge de sept semaines. Vaccinés et dotés d¹un carnet de santé belge dès leur arrivée, les animaux deviennent des chiots de l¹Union européenne et peuvent aussitôt entrer en France.

Ceci pose un grave problème sanitaire, mais aussi de bien-être. Les chiots non encore sevrés sont souvent très malades et coûteront cher à leurs propriétaires. Arrachés trop tôt à leur mère, transportés des jours en camions, ils n¹ont pas été sociabilisés et développeront souvent des problèmes comportementaux très graves (morsures, syndromes de privations, hyper attachement etc.). Les témoignages recueillis par One Voice sont alarmants. Golden retriever très agressif, labrador de 15 mois euthanasié par ses maîtres, chiots et chatons morts de maladies. Et ce, sans parler du problème de la rageS

Sur les huit animaux achetés par One Voice, deux sont entre la vie et la mort. Pourtant, les vendeuses, méfiantes, ont refusé de nous vendre les nombreux animaux en état douteux présents en vitrines. Par ailleurs, un chat est très agressif et non sociabilisé, et un chien présente des traces de morsures, un syndrome de privation et des problèmes de développement musculaire.

CAMPAGNE D¹INFORMATION SUR LE TRAFIC DES ANIMAUX DOMESTIQUES

En septembre 2001, One Voice a adressé au Ministre de l¹Agriculture et de la Pêche un rapport édifiant sur les réseaux d¹importation d¹animaux domestiques et a lancé une campagne nationale d¹information. One Voice s¹est déjà illustrée en dénonçant quelques-uns des acteurs de ce commerce sordide et indigne. Sans réponse su Ministre de l¹Agriculture, elle lui a réécrit en décembre. Près de 100 000 chiots et chatons sont importés illégalement en France chaque année.

Un contexte de surpopulation animale en France

Deux éléments contradictoires caractérisent la situation en France. - Une surpopulation (les refuges sont saturés, les animaux se reproduisent sans contrôle chez les particuliers) - Les importations augmentent de manière exponentielle et des élevages industriels se créent Importations parmi ce cheptel : plus de 100 000 déclarés par an. Le plus gros courtier de France, Francis Duprat en déclarait 19 000 mais les services des douanes considèrent qu¹il en importait en réalité quelques 40 000.

Le rapport adressé au ministère de l¹Agriculture et de la Pêche

Nous avons proposé au Ministre de l¹Agriculture et de la Pêche, un état des lieux des importations de chiens, avec l¹ensemble des informations que nous avons recueillies après plusieurs années d¹enquête. De nombreux intermédiaires, pseudo-éleveurs en France et animaleries, sont devenus peu à peu revendeurs de chiots élevés dans le Centre et l¹Est de l¹Europe. Ces animaux sont importés au mépris de la réglementation en vigueur. Les importateurs leur offrent parfois une « virginité » dans les pays de la communauté européenne pour profiter d¹une réglementation plus souple et plus facile à mettre en oeuvre. Les animaux en provenance des pays communautaires peuvent arriver sur le sol français avant l¹âge de trois mois, sans identification individuelle ni contrôle sanitaire. Pour les autres pays, c¹est tout le contraire.

Dans cette affaire sont en jeu :

- le respect des contraintes sanitaires (limitation des risques de propagation des maladies) - le respect des règles du jeu en matière de commerce (publicité véridique, honnêteté par rapport aux acheteurs) - le respect dû aux animaux qui ne sont pas de simples objets Nous avons demandé à Monsieur le Ministre : - de mettre en oeuvre les moyens nécessaires à l¹application de la loi, et notamment de la réglementation en vigueur depuis le 1er août 2001 - l¹interdiction du courtage - une réglementation sur le transport des animaux domestiques - l¹affichage obligatoire dans les animaleries de l¹origine des chiots (ou des chatons) avec les coordonnées de l¹éleveur - la limitation de la vente aux animaux inscrits au Livre des Origines Françaises (LOF) - un dispositif pour veiller au bien-être des animaux en vente - une procédure de suivi des animaux non vendus Par ailleurs, une réflexion sur les élevages intensifs, de plus en plus nombreux, nous semble urgente.

La campagne

Nous essayons de montrer aux consommateurs qu¹il existe différentes manières d¹envisager l¹achat d¹un animal de compagnie. Mieux informé, le public sera responsabilisé par rapport à sa façon « d¹acheter ». Les achats impulsifs sont souvent source de déception ou de problèmes. Nous souhaitons inciter le public à prendre conscience que l¹achat d¹un chien est un acte qui engage pour le restant de sa vie, qu¹il existe de très nombreuses bêtes en souffrance dans les refuges, et qu¹il est inutile d¹inciter les animaleries à importer des animaux quand il y a déjà surpopulation. One Voice tient à faire savoir qu¹il existe des éleveurs parfaitement honnêtes et soucieux du bien-être de leurs animaux. Ils souffrent d¹ailleurs d¹une concurrence absolument déloyale depuis le développement de ces importations. Le développement d¹élevages massifs les fragilisera plus encore à l¹avenir. Ces éleveurs font naître des quantités raisonnables de chiots, surveillent les qualités morphologiques et psychologiques. Les femelles ne procréent qu¹entre l¹âge de 2 et 7 ans et les chiens vivent dans de bonnes conditions d¹hygiène, et dans un environnement affectueux. Leurs chiens sont inscrits au LOF, Livre des Origines Françaises, seule garantie d¹acheter un chien de race.

Muriel Arnal

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