Accès direct aux

Rechercher


 

Retour à l'accueil

Origine et historique
Notre mission
Actions menées
Rejoignez nous
Dons et legs
Délégués régionaux
Produits non testés
Enquêtes publiques
Pétitions à imprimer
Tracts et dépliants
Espace enfants
Bannières web




Coalition Européenne pour mettre fin à l'Expérimentation Animale

NEWSLETTER
pour les adhérents
 
S'identifier

 

Document publié le 14 octobre 2002

Cirques : on accentue la pression ! (Hiver 2001)

Depuis deux ans, One Voice mène une campagne contre la détention d’animaux dans les cirques. Cette campagne vise à informer le grand public des mauvais traitements inhérents à l’hébergement et à l’exploitation des animaux de cirque, sauvages ou non. Leur détention en captivité, dans des logements exigus (camions, enclos de fortune...), va à l’encontre des plus élémentaires besoins de ces animaux.

Le caractère itinérant des cirques et le dressage que les circassiens imposent aux animaux accentuent encore leurs souffrances.

Certes, le nombre d’animaux de cirque est bien inférieur à celui des animaux d’élevage ou de laboratoire mais leur existence sordide dans des conditions lamentables, leur exhibition dégradante sur la piste, après un « dressage » violent (les spectateurs ne sauront jamais combien d’animaux auront été « cassés » pendant ce triste apprentissage) se pour –suivent pendant de trop longues années. Cette existence prive l’animal de ce qui lui est le plus fondamental et le transforme en un pantin terrorisé à la merci d’un dompteur sans scrupules… et de spectateurs naïfs. Tout comme la corrida, le cirque construit sa force sur l’exploitation et la souffrance même de l’animal, c’est pour cette raison qu’il est particulièrement important d’abolir ce genre de pratiques.

UNE VRAIE CAMPAGNE DE FOND

One Voice mène des actions pour que soient interdites la détention et l’exploitation de tous les animaux dans les cirques : c’est la seule solution pour mettre un terme à la maltraitance induite par la captivité et le dressage contre nature. One Voice a élaboré une fiche de soutien à l’attention des politiques, des scientifiques et de diverses personnalités pour les sensibiliser au problème. Une pétition comportant 53 884 signatures sera déposée au printemps prochain auprès du gouvernement. One Voice a fait publier dans la presse nationale plus de cinquante articles présentant le scandale des animaux de cirque. Elle a organisé une trentaine de manifestations et déposé une quinzaine de plaintes pour défaut de certificat de capacité et mauvais traitements sur animaux en vue de faire retirer les animaux aux cirques incriminés. C’est ainsi qu’Achille, chimpanzé du cirque Amar détenu dans des conditions effroyables pendant 36 ans, a été sauvé. One Voice l’a ensuite confié à un sanctuaire pour primates où il coule désormais une vie loin du stress, avec ses congénères. Grâce aux documents, photos et films réunis par ses adhérents et ses enquêteurs, One Voice a constitué un fichier et dressé un panorama de la situation des ménageries de cirques en France. Un rapport consacré à ce douloureux sujet paraîtra en début d’année prochaine. La campagne menée par One Voice a déjà permis de faire prendre conscience à de nombreuses personnes des enjeux et de l’importance de l’abolition de la présence d’animaux dans les cirques. Mais en l’absence de décision politique et du manque de volonté des autorités à faire respecter les règlements, il faut encore accentuer la pression sur les cirques – et leurs spectateurs –, en dépit des menaces et des réactions souvent violentes de certains circassiens.

UNE TENSION DE PLUS EN PLUS PERCEPTIBLE

Un cirque Zavatta s’est imposé de force, sans autorisation et malgré le refus de la municipalité, dans une ville des Pyrénées-Orientales. Son installation illégale a provoqué une montée de violence : une passante a eu le poignet cassé. Le directeur du cirque a été condamné à deux mois de prison ferme. Un autre cirque s’est installé de force dans une ville de la Manche. Des affrontements violents ont eu lieu avec la gendarmerie et le personnel de la mairie : un employé municipal a dû être placé en arrêt maladie. Un troisième cirque possédant illégalement une vingtaine d’animaux, déjà menacé de fermeture mais relaxé, s’est imposé dans plusieurs villes de la cité méditerranéenne et en Savoie. Outrepassant les arrêtés municipaux d’interdiction d’installation, les circassiens ont brisé des cadenas, enlevé des plots en béton fermant l’accès de parkings… Un maire des communes concernées a déposé plainte au procureur de la République qui a délivré un référé d’heure à heure. Un autre maire s’est plaint au sous-préfet, auprès des députés et des sénateurs de son département. Des employés de cirque, surprenant une dame militant contre les animaux dans les cirques, l’ont frappée ainsi que son mari. Ils ont aussi crevé les pneus de leur voiture. Le tribunal a classé l’affaire sans suite, estimant les torts partagés... Plusieurs plaintes pour défaut de certificat de capacité et mauvais traitements sur animaux ont été classées au motif suivant : l’établissement incriminé n’est pas localisable en raison de son caractère itinérant.

QUELLE VOLONTÉ POLITIQUE ?

Le groupe de travail sur la problématique des animaux dans les cirques, prévu par Catherine Trautmann (ancienne ministre de la Culture), a été annulé sans explication lors du changement de ministre. Bernard Latarjet, président du comité de pilotage « 2001, l’année du cirque », affirme que « dans son ensemble, le monde professionnel des arts du cirque en France est respectueux de l’animal ». Le débat semble donc clos puisque, pour ce comité, la conception des mauvais traitements aux animaux se limite à une violence physique visible, manière habile d’occulter le problème de fond que constituent la détention de ces animaux et leur dressage. Face à la réalité – animaux souffrants, parfois détenus illégalement, violence des circassiens – les politiques demeurent silencieux et les tribunaux sont trop souvent indulgents. Devant les pressions de certains cirques et le manque de soutien des autorités, les municipalités ont peur de leur refuser le droit d’installation. One Voice continue à informer les mairies sur la législation en matière de certificats de capacité, à informer le public sur les conditions de vie et de dressage des animaux de cirque et à oeuvrer pour que soit interdite leur utilisation dans les cirques. La tension, de plus en plus perceptible depuis le début de la campagne d’information, risque encore de s’accentuer si aucune décision n’est prise par les poli -tiques. Face à cette montée de violence, One Voice restera pacifique et déterminée.

Version imprimable

Accès aux autres articles de cette catégorie