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Contre les corridas


One Voice souhaite vous expliquer pourquoi il ne faut pas donner d’argent aux organisateurs de massacres taurins. Ni à tous ceux qui les soutiennent, de près ou de loin.

"Vous ne pouvez pas parler de tauromachie si vous n’avez pas vu au moins une fois une corrida." Telle est l'habile argumentation des organisateurs de corridas. Plus de 80% de ceux qui voient une corrida pour la première fois ne remettront jamais les pieds dans une arène ! Mais leur éphémère présence aura fait tourner la machine financière. Y aller, c’est être écœuré, mais c’est surtout faire continuer. Ne jamais y aller, c’est faire disparaître. À vous de choisir.

Si vous voulez absolument voir des taureaux mais sans financer les bourreaux il y a toutefois une possibilité : par tradition, chacun peut entrer gratuitement au moment de la mise à mort du dernier taureau, le sixième. Faites passer le mot à tous ceux qui pourraient malgré tout être tentés par ce morbide essai ; techniquement ratée ou pas, une seule mise à mort devrait leur suffire pour être édifiés à jamais.

La souffrance du taureau : une réalité

Les blessures par pique sont nombreuses. Dans un seul trou, on note, en 1994, six trajectoires différentes car le picador relève et enfonce la pique dans la même plaie jusqu’à dix fois. Parfois, c’est toute la croisette d’arrêt – plus de 10 cm de large – qui pénêtre dans la plaie et fait effet de levier, pouvant aller jusqu’à casser une côte !

Les blessures par banderilles sont moins profondes –7 cm – mais les mouvements de l’animal les font bouger les six harpons dans la plaie. Le sang coule en abondance, ce qui affaiblit l’animal par hémorragies multiples.

Puis vient l’estocade où l’épée, de 85 cm, ne pénêtre rarement qu’une seule fois : le tueur s’y reprend souvent à plus de trois ou quatre fois. Le record : 32 coups d’épée !

Enfin, l'animal est achevé au poignard, la puntilla, servant à sectionner le bulbe rachidien. Ici, le record est de 34 coups. Mais les bouchers voient parfois des animaux leur arriver encore vivants…

Dans le meilleur des cas, la somme des blessures – si on additionne toutes les lames enfoncées dans le corps de l’animal – dépasse 1,30 m. Et, avec tout cela, le taureau ne sentirait rien ?

La corrida est une tromperie

Pour faire oublier le sadisme, on le pare d'habits de lumière sur fond musical. Mais le match est truqué. Cornes afeitées (sciées), drogues, coups de sacs de sable, purgatifs…

Fraudes mineures : l’âge des animaux par exemple ; souvent plus jeunes que ce qui est annoncé. Scandales majeurs : l’afeitado, opération très douloureuse de raccourcissement et de maquillage des cornes qui sont inervées comme des dents. Cette tricherie dénoncée par les aficionados touche au moins 50% voire 96% des taureaux dans certaines arènes. Malgré des cachets pouvant dépasser 400000F, les toreros préfèrent affronter un adversaire aux armes diminuées... qui perd ses repères visuels principaux peu de temps avant le combat.

Un spécialiste, président de l’ordre des vétérinaires espagnols a également dénoncé les coups de sacs de sable utilisés pour "écraser la colonne vertébrale quelques heures à peine avant la corrida". Dans la revue Toros en 1991, Paco Tolosa dénonce l’utilisation de purgatifs, autre technique pour diminuer l'animal.

Taureaux affaiblis, taureaux malades

D’autres techniques sont systématiquement employées - au grand jour - pour rendre le taureau beaucoup moins dangereux qu’il n’y paraît : les coups de pique et les banderilles pour l’affaiblir. Perte de sang et destruction d’une partie des tendons du cou, qui lui permettent de relever la tête : l’animal est sans défense.

De plus, fréquemment, les taureaux tombent ; ces chutes ont de nombreuses raisons dont l’alimentation inadaptée et les maladies. En 1995, à Nîmes, 48% des taureaux combattus se sont avérés malades à l’examen des carcasses : lésions du foie, tuberculoses, néphrites aiguës, péritonites, pleurésies…

Les arguments des aficionados

Mourir dans l’arène est le plus beau sort que puisse connaître le taureau.

Le taureau ne souhaite certainement pas une mort par torture. Les sentiments de prétendue noblesse et d’orgueil lui sont étrangers. Un animal, quel qu’il soit, l’homme y compris, ne veut ni ne cherche son propre trépas, "glorieux" ou non. Le torero cherche à éviter tous les risques et à gagner toujours plus.

Le torero est l‘égal de l’animal devant la mort.

Pas dans les statistiques : un torero tué pour 33000 taureaux. De plus, la mère d‘un taureau "meurtrier" est également abattue, de peur qu‘elle n'engendre un autre "tueur". L’homme, lui, s’est maintes fois entraîné. Pour mieux planter l’épée, certains fréquentent même discrètement les abattoirs. Le taureau est systématiquement tué (même dans les corridas portugaises, mais hypocritement, après le spectacle !) car il comprend les passes au bout de 15 minutes ; il ne pourrait donc pas "resservir". L’inégalité existe fondamentalement dans l’idée même de combat imposé par l’homme à l’animal pour l’argent et satisfaire des pulsions douteuses.

Les taureaux sont faits pour le combat. Ils l’aiment et le recherchent.

Scandaleusement faux ! S’il est naturellement irascible, le prétendu taureau de combat n’existe que par le mauvais vouloir de l’homme, opérant par sélection. Les veaux, nombreux, qui manquent d’ardeur sont envoyés à l’abattoir.

Ce que vous pouvez faire

C’est la curiosité qui condamne le taureau. C'est votre curiosité - donc votre argent - qui fait perdurer les corridas. Ne cautionnez pas cette perversion, n’allez pas voir de corrida, pas même une seule fois. Ne séjourner dans les villes organisatrices de corridas, n’entrez pas dans les boutiques qui en font la publicité.