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Document publié le 14 octobre 2002

Corridas privées... Procès en appel à Nîmes

Voici la suite d’une lutte judiciaire contre la tauromachie, et plus particulièrement contre les corridas privées. Marquant une partie de l’histoire de notre association, elle fut engagée en 1995 par la LAF-DAM, poursuivie par Talis, et c’est One Voice qui va désormais conclure – positivement, nous l’espérons.Sans pouvoir tout résumer (voir Animaction n°6), il s’agit d’une plainte contre dix personnes dont Denis Loré, le plus "fameux" torero français actuel. À Franquevaux, dans le Gard, en zone de course camarguaise, une association, les "aficionados practicos", avait organisé le 10 juin 1995 une manifestation privée où huit taureaux avaient été banderillés, piqués et transpercés de coups d’épée maladroits.

Par-delà le classique problème de "tradition locale ininterrompue" – aucun taureau n’ayant jamais été tué dans cette commune auparavant selon le maire –, nous avons dénoncé un spectacle de "fiesta campera" qui, à nos yeux, n’entrait dans aucune catégorie classique : ni corrida, ni course de taureaux, ni festival taurin… De nombreuses règles taurines n’étaient pas respectées, notamment les cornes "aféitées", c’est-à-dire sciées! Rappelons que par cette douloureuse opération, le taureau perd ses repères visuels, le courageux torero n’a plus rien à craindre… Nous avions rencontré Mme Danchaud, alors juge d’instruction à Nîmes, qui avait partagé nos vues sur le dossier, puis nous avions gagné en première instance (12 août 1999), à la grande surprise de nos adversaires. Le président Panzani condamna, avec les arguments de One Voice, cette brochette de sanglants individus pour acte de cruauté: 10000F d’amende pour chacun, sauf pour les trois professionnels dont Denis Loré et le patron de ces arènes privées : 20000 F. Et un franc de dommages et intérêts pour nous, mais c’était la valeur du symbole qui nous importait : une première en France ! Ils ont tous fait appel, ont été rejugés le 20 octobre. Le verdict vous sera communiqué dans le prochain journal. Ce procès nous a donné une nouvelle occasion d’informer le public sur la corrida, y compris lors d’une interview diffusée sur France3.

La bataille de Carcassonne

La "tauromafia" accentue la pression: outre ses tentatives à Marseille, Bourg-Madame, Toulouse et Rieumes par exemple, elle souhaite conquérir ou reconquérir une nouvelle cité, celle de Carcassonne, dans l’Aude. Ce vil projet est ardemment soutenu par son actuel maire, M. Raymond Chésa, RPR, assisté par des aficionados locaux. La menace est sérieuse, d’autant plus qu’on promet aux Carcassonnais une organisation de férias liées à des manifestations taurines – dont des corridas avec mise à mort –, le tout étant censé générer des retombées économiques pour les commerçants de la ville, laquelle a possédé des arènes auparavant. Elles furent construites en 1885 à la place des anciens abattoirs – quel symbole! – et, comme dit un journaliste local qui a choisi son camp en évoquant "une bien triste mise à mort", "un triste jour d’hiver 1954, jour noir comme le pelage d’un taureau, les arènes de la Patte d’Oie ont été détruites…"Pour empêcher leur reconstruction, notre déléguée de l’Aude, Wendy Jean, a obtenu en novembre un excellent article de presse dans lequel elle a exprimé notre position. Si vous pouvez aider Wendy dans l’Aude, n’hésitez pas à nous le faire savoir. À présent, One Voice lance une pétition contre ce projet d’arènes à Carcassonne, et nous comptons sur vous pour la faire circuler partout. Merci d’agir vite en nous la commandant et en la diffusant, notamment dans le Sud-Ouest!

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