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Document publié le 14 octobre 2002

Qu'est ce que le foie gras ?

Avec l'aide de vétérinaires et d'éthologues, One Voice souhaite vous donner des informations scientifiques sur le foie gras. Issu d'une cruauté manifeste, voici pourquoi ce n’est pas un produit comme les autres.

Mourir tout de suite ou plus tard :

Les mâles font un foie de "meilleure qualité", donc, chaque année, au moins 15 millions de canettes sont éliminées comme les jeunes poussins mâles dans l’industrie avicole : mis sur des tapis roulants jusqu’à un broyeur, ou étouffés dans des grands sacs.

Entre le gavage traditionnel et industriel, l‘horreur est la même. Mais avec les systèmes électro-pneumatiques, la vitesse change : 1000 canards à l‘heure. Les oies reçoivent environ 900 g de maïs humide par jour, en 3 séances, les canards plus de 800 g journaliers, en deux fois, en cinq secondes !

Succédant à environ 10 jours de prégavage, le gavage dure 15 jours pour un canard, 18 à 24 pour une oie. Voici la vie d'un palmipède pendant cette phase d'intense souffrance.

Une misère physiologique marquée par de nombreuses maladies

Développer un foie "gras" par gavage est en soi une maladie : la stéatose hépatique nutritionnelle qui donne une hépatomégalie (c’est-à-dire un foie énorme) et se transforme en hépatonécrose, mortelle. Les animaux doivent donc être tués avant d’atteindre le stade où la maladie les emporte, entourée d’un cortège d’autres (périhépatites troubles circulatoires et respiratoires, encéphalohépatie et insuffisance hépatique).

"Tout ceci prouve qu’il ne s’agit pas là d’un processus normal mais d’un processus pathologique." (Docteur vétérinaire Beck)

Frustration des besoins élémentaires, terreur et souffrances physiques

D'après les vétérinaires, le gavage rend les animaux malades. Le Pr Zayan, éthologue, a démontré qu’il cause également une grande misère pour les palmipèdes gavés.

Privations des besoins comportementaux

• le confinement : dans des cages de batterie inférieures à celle des poules pondeuses : 25 cm par 15! En grossissant, certains ne peuvent même plus passer la tête au travers, ce qui les oblige à vivre constamment courbés. ces cages ont été condamnées par l’Union européenne, mais la France bloque...

• la surpopulation : quand ils sont dans des "parcs collectifs" de gavage, à 18 sur 3 m2. Pour remédier à l’agressivité due à la peur, on leur coupe une partie du bec et les griffes à l'âge de 2 semaines. Le bec d'un canard est son principal organe sensoriel ; la douleur durera toute sa courte vie.

Privation des besoins sociaux

Il s'agit d’espèces grégaires cherchant à former des groupes stables où existent la coopération et la fidélité dans le couple.

À la naissance, les oisons et canetons s’attachent aux premiers individus qu’ils voient, les humains, vers lesquels ils se précipitent volontiers. Mais cette tendance est contrariée par les douleurs croissantes dues au gavage ; alors qu'ils voudraient approcher, ils reculent, terrorisés. Cet intense conflit émotionnel devient une réelle anxiété.

Privation des besoins physiologiques

• La nourriture : (poudre de maïs cuit et salé mélangée à de l’eau) qu’on leur fait ingurgiter n’est pas une alimentation équilibrée, les palmipèdes ne la mangeraient pas d’eux-mêmes.

• Le stress : velléités de fuites, impossibles en cage, au moment où le gaveur prend l’animal par la tête pour le forcer à ouvrir le bec. Le canard, pris de terreur, s’agite fortement et manifeste, après le gavage, des comportements anormaux, essayant par exemple de tourner en remuant la tête. Quand il est en parc de 3m², il essaie de fuir et, exprime une peur immense.

"Le stress répété que subissent les canards explique une large proportion des 4 à 10% des cas de mortalité qui sont constatés (officiellement) jusqu’à l’abattage." (Professeur Zayan)

• La douleur : Les souffrances physiques dues au gavage et aux maladies sont insoutenables. Un exemple : les lésions provoquées par la pratique du gavage : perforation du cou ou du jabot, brûlures internes par le maïs trop chaud…

Au terme du gavage, les animaux ont doublé de poids, leurs muqueuses et leur peau ont pâli, leur plumage est collé par un enduit gras, leur démarche est difficile, leur abdomen très lourd et leur respiration haletante.

"Si le gavage continue, les animaux se couchent à bout de force, asphyxiés, pour mourir." (Thèse du Docteur vétérinaire Castets)

• L'abattage : Les oiseaux sont suspendus par les pattes et plongés dans un bain d’eau électrifiée. Ils s'y débattent convulsivement, et souvent encore après, au moment d’être égorgés. Les suivants voient ce qui les attend..

Le foie gras bénéficie d’une aura de produit de luxe, mais la publicité ne montre jamais le sordide envers du décor. D’oie ou de canard, cher ou bon marché, par gavage traditionnel ou industriel, le foie gras n’a en fait qu’un dénominateur commun : la souffrance des animaux.

Participant à la campagne internationale de l’association américaine PETA "Vivre et laisser vivre", Martina Navratilova affirme que la richesse du cœur est à placer au dessus de tout.

Faites donc comme elle, même si vous trouvez que le foie gras a bon goût : privilégiez la compassion pour ceux qui souffrent. Fut-ce des palmipèdes... Et goûtez aux plaisirs d’une vie sans cruauté.

Les arguments des gaveurs

C'est un phénomène naturel, comparable à la prise de poids des oiseaux avant d’affronter une migration.

Entre une petite quantité de graisse servant de réserve, répartie sur tout le corps et notamment la poitrine, et l’énorme dose de nourriture inadaptée multipliant le volume d’un foie par 10 ou 12, il n’y a aucune commune mesure! Il n’y a jamais d’autogavage, sauf chez des individus dont on a détruit une partie du cerveau.

Un animal malheureux ne peut fournir un produit de qualité

Il existe pourtant une règle dans le Sud-Ouest : "C'est l'oie qui crie le plus fort qui aura le foie le plus beau." Et qui a dit qu’un foie difforme est un produit" de qualité" ?

Il n’y a pas maladie car le phénomène est réversible si on cesse le gavage

C’est là un mensonge éhonté. Les lésions conduisent logiquement à la mort. Et cela démontre encore une fois le caractère contre nature du gavage, car les palmipèdes n’ont pas l’habitude de se suicider par boulimie exacerbée !

Ces arguments trompeurs sont faits pour tenter de rassurer les consommateurs, avec des images idéalisées de canards heureux d’être obèses, plutôt qu'avec l’atroce réalité des cages minuscules renfermant des malades prisonniers, souffrant au-dessus d’une rigole de fiente, loin de l’eau de la mare.

Ce que vous pouvez faire

Ne digérez plus la souffrance et le foie malade de 800000 oies et 16 millions de canards. Cette horreur doit disparaître, et les consommateurs doivent percevoir pleinement les conséquences de leurs achats.

Aidez-nous en informant votre entourage. Nombreux sont ceux qui refuseraient de cautionner ces cruautés s'ils étaient au courant de ce qui se cache derrière ce "plat de fête". Il est important de le faire ici, en France, pays où l’on consomme plus de la moitié du foie gras produit dans le monde.

Et n’oubliez pas qu’il existe de nombreux "sous-produits" de ce type d’élevage, contribuant à rentabiliser l’exploitation de ces animaux : c’est la chair dont on fait des rillettes, confits, magrets, "manchons" et autres morceaux du même type. N’en achetez pas non plus, ils découlent de la même barbarie.

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