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Elevage industriel : catastrophe écologique


En France, 99% des porcs et 90% des veaux sont élevés sont élevés industriellement. Sur 100 œufs consommés par les Français, 88 sont pondus par des poules de batteries. Autant dire que l'élevage industriel est en position de force. Son argument phare est de proposer des aliments peu chers. Mais à quel prix pour le animaux, l'environnement et les consommateurs.

Le but de l'agriculture intensive : produire au maximum en réduisant les coûts au minimum. D'où des pratiques d'élévage "hors sols" où les animaux sont cantonnés dans des hangars, au mépris de leur bien-être. Quelle que soit l'espèce, l'animal élevé dans ces usines, souffre.

Vaches laitières
Une fois qu'elles ne produisent plus assez de lait, vers l'âge de 7 ou 8 ans, parfois plus tôt, elles sont retirées de la chaîne de production. Comme elles sont complètement décharnées, à ce stade, elle sont tout d'abord nourries, pour qu'elle fassent un peu plus de viande. Elles partent ensuite à l'abattoir. Chez les agriculteurs, ce type de vache est dite "rechappée".
Veaux en batterie
Ils passent leur courte vie dans la pénombre, avec une nourriture liquide anémiante, sans fer pour que la viande soit blanche. Ils vivent dans des box larges de 90 cm (+ ou - 10%) selon la directive (91/629/CEE), rapidement trop petits pour pouvoir se retourner. Les veaux "sous la mère" ne représentent que 10% de la production française selon le comité interprofessionnel "veau sous la mère".

Porcs
Ces animaux intelligents et sensibles sont sans doute les plus maltraités par l'industrialisation. Castrés sans anesthésie vers l'âge de 8 jours, ils grossissent entassés dans le noir. Leur nourriture médicamenteuse les amène au poids d'une centaine de kilos vers 20 semaines - moment de l'abattage. Les truies, machines à produire des porcelets, vivent derrière des barreaux, sans même pouvoir se retourner. Une étude menée par l'Inra "La relation mère-jeune chez les porcins : de la naissance au sevrage" indique que : "dans les conditions d'élevage intensif, c'est l'éleveur qui décide de la séparation soudaine entre la mère et les jeunes. Pour le porcelet, le sevrage représente une situation de stress majeur, puisqu'en plus du changement de logement et d'alimentation qu'il implique, il correspond à la privation de la mère et, le plus souvent, à un changement de groupe social (mélange de portées)."
Volailles de chair
Elles sont entassées au sol, souvent plusieurs milliers par hangar. Leurs pattes et abdomen sont progressivement brûlés par l'ammoniaque de leurs fientes. Les plus abîmées finissent en "morceaux" : blancs ou cuisses! Les poulets arrivent à un poids d'abattage à 40 jours (contre 84 en filière traditionnelle), et leurs os ne supportent pas toujours leur poids gagné trop vite.

Poules pondeuses

Dans un univers mécanisé, un tapis roulant apporte leur nourriture, un autre emmène leurs œufs. Vers un an, quand leur production baisse, elles sont ramassées à toute vitesse par les pattes et entassées pour leur dernier voyage. En arrivant à l'abattoir, une sur trois a les pattes brisées. Comme les truies, leur triste état ne permet pas d'en vendre la chair, même en morceaux : elles finiront en remplissage de raviolis ou en bouillon cube "à la poule". La FAO, Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture, souligne "Si la plupart des poules pondeuses dans le monde en développement connaissent encore une liberté relative, leurs soeurs des pays développés sont fortement "urbanisées". Aux Etats-Unis seulement, on estime que 300 millions de poules sont enfermées dans des cages si petites qu'elles ne peuvent jamais étendre leurs ailes. Les poules en batterie produisent jusqu'à 280 oeufs par an (10 fois plus que leurs parentes sauvages), mais elles souffrent d'ostéoporose, de maladies du foie, de pellicules et d'ulcères du bec. Les groupes de défense des animaux ont persuadé l'Union européenne de mettre fin à ces cages d'ici 2012, au profit d'une production en parcours libre et grange ou de "cages enrichies" d'installations de nidification et de perchoirs."
Des conséquences pour l'homme
L'entassement, l'ennui et le stress provoquent des maladies, et donc une large consommation de médicaments, occasionnelle pour soigner, régulière pour favoriser la prise de poids. Il s'agit notamment d'antibiotiques. Ce qui favorise la résistance aux antibiotiques aussi bien chez les animaux que chez les humains et accroît le risque de transmission de maladies animales vers l'homme.
Ces élevages ont provoqué la disparition de plus de 7 millions d'agriculteurs depuis 1946 et une crise de surproduction qui touche actuellement toute la filière agricole. Malgré les rapports (Evette, Perrin) préconisant une baisse de la production, les ouvertures et extensions se multiplient, conduisant inévitablement la filière intensive vers une impasse.

Et pour l'environnement

Une note des services statistiques du ministère de l'agiculture, parue le 9 avril 2003 indique : "L'agriculture intensive apporte trop d'azote sur les sols". Le bilan de l'azote établi pour l'année 2001 montre que "715 000 tonnes d'azote, soit 19 % des quantités apportées par l'agriculture, restent dans le sol. Une fois transformées en nitrates, elles risquent d'être entraînées en partie par les eaux de ruissellement ou d'atteindre les nappes phréatiques par infiltration. Les nitrates gagnent l'eau de consommation, qui n'est plus considérée comme potable au-delà de 50 milligrammes de nitrates par litre selon les normes de l'Organisation mondiale de la santé. Ils participent également à l'invasion du littoral par les algues vertes. Les plus forts excédents azotés sont ceux des départements bretons où se côtoient producteurs de porcs, de volailles ou de légumes et élevages bovins. Les excédents d'azote atteignent 35 000 tonnes dans les Côtes-d'Armor, 29 000 dans le Finistère et 23 000 tonnes dans le Morbihan. Ces quantités représentent près du tiers de l'azote apporté par l'agriculture dans ces trois départements."

One Voice en action

Avec plus d'une centaine d'interventions au cours d'enquêtes publiques, en collaboration avec des associations de défense de l'environnement, du cadre de vie et des consommateurs, One Voice a réussi à bloquer ou à faire annuler plusieurs projets d'extension ou de création d'élevages. One Voice œuvre également au niveau national pour obtenir un gel de toutes les extensions et ouvertures d'élevages dont la filière est en crise de surproduction (porcs, volailles).

Des antibiotiques interdits
Selon une étude réalisée par la Fédération européenne de la santé animale (FEDESA), les animaux de ferme ont consommé 35% (4 700 tonnes) de tous les antibiotiques administrés dans l'Union européenne en 1999 et les humains 65% (8 500 tonnes).

Chute de 50%
Dans le volume d'antibiotiques administrés aux animaux, 3 900 tonnes (soit 29% du total) l'ont été pour soigner des animaux malades et 786 tonnes (soit 6% du total) ont servi de facteurs de croissance dans l'alimentation d'animaux de ferme. L'étude estime que la quantité d'antibiotiques utilisés comme facteurs de croissance a chuté de 50% depuis 1997, année où les animaux en consommaient environ 1 600 tonnes sous forme d'additifs alimentaires.

Nouveau règlement
Par ailleurs, l'Union Européenne a interdit d'incorporer dans les aliments pour animaux les antibiotiques utilisés en médecine humaine. Un nouveau règlement prohibe aussi l'emploi de quatre antibotiques destinés aux animaux. Il s'agit du monensine sodium, du salinomycine-sodium, de l'avilamycine et du flavophospholipol.

Menace
En outre, le comité scientifique directeur de l'Union européenne a recommandé la suppression progressive de l'emploi de tous les antibiotiques comme facteurs de croissance. En effet, l'Europe redoute "la menace que représente la résistance antimicrobienne pour la santé des êtres humains, des animaux et des végétaux".

Ce que vous pouvez faire

Ne sous-estimez pas votre pouvoir en tant que consommateur :
Ne mangez plus la viande des animaux élevés en batterie.
Choisissez des œufs de poules portant la mention "élevées en libre parcours", ou à défaut "élevées en plein air", car les autres indications sont trompeuses : "de ferme", "œufs frais", "œufs datés" cachent un univers industriel.
Réagissez lors des enquêtes publiques d'ouverture ou d'extension d'élevages industriels.
Ecrivez à vos élus (députés, ministres…), aux différents distributeurs (marques, supermarchés…).