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Coalition Européenne pour mettre fin à l'Expérimentation Animale

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Document publié le 14 octobre 2002

les animaux transgéniques

Les modifications génétiques profondes de plantes se retrouvant dans l’alimentation humaine font craindre leurs effets néfastes (certains déjà connus) sur l’environnement et l’être humain. Jouant aux apprentis sorciers, des scientifiques fabriquent aussi des OGM (organismes génétiquement modifiés) animaux, moins médiatisés. Or ces techniques sont tout aussi dangereuses et plus immorales encore.

Manipulations génétiques et animaux transgéniques : des bombes à retardement

En nombre toujours croissant, les animaux sont les victimes de ces nouvelles formes d’expérimentation : manipulations génétiques, clonage, xénogreffes. Mais en quoi sommes-nous directement concernés – et préoccupés – par ces technologies modernes ? Les manipulations génétiques permettent aux scientifiques d’altérer ou de modifier la constitution génétique d’organismes vivants (animaux et plantes) et de mélanger le matériel génétique de différentes espèces entre elles, par-delà toutes les barrières de la nature.

À quoi cela sert-il ?

Les animaux mutants pourraient rapporter de l’argent dans trois domaines principaux : • pour servir de modèles à des maladies humaines; • pour produire des animaux de ferme qui grandissent et grossissent plus vite. Les chercheurs créent des animaux modèles pour l’élevage industriel : poulets sans plumes et moutons à croissance rapide. À Cuba, la commercialisation des premières carpes transgéniques est prévue pour l’an 2000! À Harvard (USA), des chercheurs viennent de produire un poulet à quatre cuisses, ce qui permet d’envisager bientôt des porcs à quatre jambons, plus rentables, et sans yeux pour qu’ils bougent moins et consomment moins de calories. Il existe déjà en laboratoire des mouches modifiées grâce à des gènes de souris : leurs yeux poussent désormais au bout des pattes !; • pour produire des gènes, autre tendance inquiétante qui consiste à ajouter des gènes étrangers (la plupart du temps humains) à des animaux agricoles afin que leur urine, leur sang ou leur lait secrètent des protéines utilisées dans l’industrie pharmaceutique. Des animaux sont manipulés génétiquement dans de nombreux autres buts, par exemple pour des recherches sur la calvitie.

De quels animaux se sert-on dans ces expériences ?

Bovins, moutons, chèvres, cochons, souris, rats, lapins et poissons ont tous été génétiquement manipulés, et il n’y a aucune raison de croire que l’on s’arrêtera là !

Les manipulations génétiques causent-elles des souffrances ?

Oui, de grandes souffrances. Ces biotechnologies sont des techniques encore très imprécises. Des centaines d’animaux peuvent être "créés" pour tenter d’obtenir un seul individu doté de caractéristiques particulières. Quand ils ne sont pas sacrifiés par milliers, on laisse vivre les "rebuts" et les monstres pour mieux comprendre ce qui se passe. Ils peuvent tous souffrir, voire mourir d’effets secondaires inattendus tels que des tumeurs, des malformations cérébrales, des difformités crâniennes ou du squelette, de la stérilité, de l’arthrite et du diabète.

Cela représente-t-il beaucoup d’animaux ?

Au moins un demi-million d’animaux par an en France. Encore inconnues il y a une décennie, les manipulations génétiques sont le secteur de l’expérimentation animale qui progresse le plus rapidement.

On entend parler de brevetage dans ce domaine

Oui, pour toucher des "royalties", les firmes scientifiques affirment parfois avoir "inventé" les animaux qu’elles ont génétiquement modifiés. Comme au temps de Descartes, on donne à ces êtres sensibles le même statut qu’à des machines !

Qu’est-ce que les xénogreffes ?

La xénotransplantation est le transfert d’organes animaux chez des humains. Sans succès pour l’instant, des chercheurs ont déjà essayé de mettre en place des "pièces de rechange" animales – à utiliser quand des morceaux du corps sont endommagés ou tout simplement usés.

Que se passe-t-il quand un organe animal est greffé dans un corps humain ?

Il y a un fort "rejet", c’est pourquoi les scientifiques tentent des expériences sur des animaux génétiquement modifiés auxquels on a implanté un peu d’ADN humain, dans le but de "tromper" le système immunitaire, de lui faire croire que l’organe vient de la même espèce. Toutefois, même sans rejet, un organe animal est-il physiologiquement capable de prolonger la vie chez un humain ? Dans des cas de greffes de foies de babouins, les cellules de cet organe ont migré et se sont répandues dans tout le corps humain "xénogreffé", le transformant en "chimère" de deux espèces différentes. Les effets physiques et physiologiques de cette "hybridation" sont inconnus. Et il y a surtout un risque d’infection du patient – et donc du reste de la population – par des virus et rétrovirus endogènes de singes ou de porcs migrant aussi dans tout l’organisme et impossibles à éliminer. Comparant avec l’origine du sida, de nombreux scientifiques sont effrayés par cette possibilité, évoquant le risque d’un nouveau fléau. Au nom du principe de précaution, le Conseil de l’Europe a voté un sage moratoire sur les xénogreffes le 29 janvier 1999. Mais des pays comme la France continuent ces expériences.

Le clonage, de quoi s’agit-il ?

C’est la production artificielle d’animaux génétiquement identiques. Cette pratique constitue une interférence fondamentale avec la nature. De plus, on ne peut sous-estimer la douleur et les souffrances causées aux animaux concernés : là aussi, il y a de très nombreux "ratés" et des monstres qui survivent.

Quel est l’intérêt de cette technique ?

L’intérêt économique est la production en masse d’animaux génétiquement modifiés et pouvant servir dans le domaine des xénogreffes, de la production de gènes pour l’industrie pharmaceutique et en agriculture intensive. On produit déjà des clones de clones de clones (expériences sur des souris à l’Université d’Hawaii). Mais le clonage ne reproduit pas forcément à l’identique et les premiers "accidents" apparaissent, comme des problèmes de vieillissement accéléré. Les dérives potentielles sont nombreuses : on parle de cloner des humains, parfois comme banques d’organes, y compris des "sous-humains" sans cerveau, nourris par sondes. Cela a déjà été réalisé sur des grenouilles...Que faire contre le développement de ces technologies cruelles et dangereuses ? En biologie, les connaissances doublent actuellement tous les cinq ans – en génétique tous les deux ans ! Jusqu’où ira cette science sans conscience, au service du profit ? Dans l’agroalimentaire ou le médico-pharmaceutique, les OGM représentent des milliards de dollars potentiels. Mais en tant que citoyens et consommateurs, nous avons le pouvoir de dire non à tous les OGM (animaux ou végétaux) et à leurs avides promoteurs : c’est notre principe de précaution personnel. Merci d’y réfléchir et de l’exercer, tant qu’il en est encore temps. Pour des informations sur les OGM végétaux : OGM dangers : BP 9 – 95360 Montmagny Tél. 01 43 73 49 49

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