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Coalition Européenne pour mettre fin à l'Expérimentation Animale

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Document publié le 14 octobre 2002

DL50 : bientôt la fin (printemps 2001)

Le pire test toxicologique sur animaux ne tuera plus. Certaines avancées semblent logiques quand on se bat depuis des années. Le mouvement antivivisectionniste international auquel One Voice appartient (en tant que représentant français de la Coalition européenne pour mettre fin à l’expérimentation animale) a dû se battre longtemps, mais le succès est là : la plus meurtrière forme d’expérimentation animale en toxicologie va disparaître enfin.

En coordination avec ses partenaires européens, One Voice avait encore récemment fait entendre la voix des animaux en envoyant plusieurs courriers «techniques» à des hauts fonctionnaires, dont le représentant de la France à l’OCDE.

Le test dit DL50 (dose léthale 50 – décrit dans Animaction n°20) est un test de toxicité aiguë: on injecte ou l’on fait avaler de force le produit chimique à expérimenter jusqu’à ce que, dans un groupe, 50% des animaux empoisonnés meurent dans un délai de 14 jours – par quantité (les survivants sont tués aussi) et presque toujours dans d’atroces souffrances. Ensuite, on essaie d’en tirer des conclusions pour l’être humain…

À l’OCDE, novembre 2000

L’OCDE regroupe la plupart des pays de la planète, c’est elle qui définit (bien ou mal) les règles internationales sur de nombreux points, dont les tests nécessaires pour la «sécurité» des produits chimiques dans le monde entier. C’est lors de leur réunion de novembre dernier que des comités techniques de l’OCDE ont pris cette décision, qui s’appliquera «après une période intérimaire d’une année au terme de laquelle ce test sera définitivement refusé par les services de réglementation.» Précisons que la décision de l’OCDE n’entraîne pas d’interdiction pour les États membres. Cela ne rend pas le test illégal, toutefois il ne sera plus obligatoire.

Un notable bémol

En revanche, il ne faudrait pas que cette décision soit un alibi pour (re)tester des dizaines de milliers de produits chimiques comme le prévoit la Commission européenne. Et hélas, il sera remplacé par trois autres tests, dont un seul peut être vraiment qualifié de «substitutif» puisqu’il n’utilisera pas d’animaux. Mais les deux autres entraîneront beaucoup moins de souffrances, ne sacrifiant plus que «nettement moins du tiers du total précédent» si l’on se fie aux estimations de l’OCDE. Les choses doivent donc être claires: il ne s’agit pas de l’abolition de l’expérimentation animale en toxicologie, seulement d’un net progrès sur cette voie que One Voice continuera à montrer avec insistance. Malgré tout, cet abandon est une grande nouvelle : la DL50 datait presque d’un demi-siècle.

Des raisons d’espérer

À condition d’avoir la lucidité de ne pas considérer une victoire partielle comme le bout du chemin, toute avancée est bonne à prendre, surtout si elle nous donne le courage de continuer le difficile combat sans lequel ces résultats ne seraient même pas acquis. Pour reprendre une information de l’OCDE, les trois pays qui ont le plus poussé à l’abandon de la DL50 sont les États-Unis, l’Allemagne et le Royaume-Uni, c’est-à-dire trois des nations où le mouvement en faveur des droits des animaux est le plus puissant – ce ne peut être un hasard. Malheureusement, cela prouve que ce n’est pas la raison mais le rapport de force qui l’emporte. À nous tous d’en tirer les conséquences pour l’avenir de nos luttes.

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