Accès direct aux

Rechercher


 

Retour à l'accueil

Origine et historique
Notre mission
Actions menées
Rejoignez nous
Dons et legs
Délégués régionaux
Produits non testés
Enquêtes publiques
Pétitions à imprimer
Tracts et dépliants
Espace enfants
Bannières web




Coalition Européenne pour mettre fin à l'Expérimentation Animale

NEWSLETTER
pour les adhérents
 
S'identifier

 

Document publié le 14 octobre 2002

Foie gras : le bout de l'horreur (Hiver 1997)

Dans notre Animaction N°4, nous vous avons raconté en détail l’horreur du gavage, et nous vous avons aussi donné les précisions dans notre tract spécifique.
Puis, dans le N° 5, nous vous avons fait le reportage d’une de nos enquêtes dans une ferme des Deux-Sèvres, là où un hangar contenait 560 “canards gras”. Mais nous avions arrêté le récit aux petits cercueils en plastique, les étroites cages de gavage, et nous montrions “seulement” la mort des palmipèdes qui “ne tenaient pas le choc”, vous présentant les images de leurs cadavres dans ces petites cages ou entassés sur le sol en attente de l’équarrisseur.

Nous vous avions fait grâce de la fin attendant les survivants, et nous allons vous en dire un mot maintenant.

Le dernier matin

Les fermiers, leur famille (enfants y compris) et des employés sont là très tôt ce matin, et il fait encore nuit. Le 27ème et dernier gavage a eu lieu la veille au soir, et l’abattage est prévu aujourd’hui.

Pourtant, les canards sont toujours haletants car leur foie presse sur les poumons, les empêchant par son volume de respirer correctement - les oiseaux n’ont pas de diaphragme thoracique pour les protéger de cela, ce qui est en fait normal car ça ne se produit jamais dans la nature.

On démonte donc les cages plastiques des supports, l’ensemble étant largement éclaboussé de fientes, et on les entasse dans un camion. Seul avantage de la situation, il y a eu investissement “sur place”, dans une unité d’abattage et de préparation de foie gras et de produits dérivés. Et les canards n’ont que la cour de ferme à traverser pour leur dernier voyage au lieu de nombreux kilomètres auxquels ils ne survivraient pas.

On les débarque donc dans une pièce carrelée de blanc sans qu’ils aient revu la lumière du jour, mais qu’importe… Là, la fermière les sort un par un et les approche d’un mur où se trouve vissé un système d’étourdissement électrique. Elle leur enfonce la tête à l’intérieur, puis le courant passe. C’est la méthode préconisée officiellement, obligatoire parce que considérée comme “humaine”, celle qui leur évite d’être égorgés en pleine conscience comme dans un abattage rituel. Je devrais donc être heureux de voir utiliser ce qui est “un progrès dû à la pression des associations de protection animale”, mais ce n’est pas vraiment le cas, car son côté humain ne me saute pas aux yeux.

Chaque animal se débat sous l’influence du courant, et j’essaye de ne pas trop penser à cette électrocution en filmant et prenant des photos. Théoriquement, les derniers soubresauts ne devraient être que des “mouvements réflexes”. Mais les premiers ?

Chacun sa technique

Puis elle les retire et les enfonce la tête en bas dans un système- maison formé de trois cônes de signalisation routière d’où dépasse la tête pendante de l’animal, m’affirmant que ça convient très bien. Elle enfonce alors son couteau dans le bec ouvert du canard et sectionne les carotides qui sont sous la langue, me précisant que c’est aussi facile que de couper le cou : “Chacun sa technique !”

Et le sang s’écoule alors à gros bouillons dans un des trois seaux se trouvant sous l’engin. J’éprouve presque un soulagement en voyant la vie quitter enfin la pauvre bête avec son sang qui se vide : les tortures se sont arrêtées là.>/p>

Victoire en Pologne !

Enfin un pays qui a fait passer l’éthique, à savoir l’intérêt des animaux, avant les intérêts économiques. La Diète polonaise (c’est le nom de leur parlement, pas d’un régime… sans foie gras) vient d’adopter une loi sur la protection des animaux, texte où l’on trouve notamment l’interdiction de l’élevage et de l’engraissement des canards et des oies pour la production de foie gras, et ce à partir du 1er janvier 1999. Cela concerne un million de palmipèdes qui fournissent (pour encore peu de temps) 250 tonnes de foie gras et 1 000 tonnes de chair (magrets, confits…) Et pourtant l’exportation de ces produits représentait une somme non négligeable pour l’agriculture polonaise, environ 60 millions de francs par an. Un immense bravo aux parlementaires et à nos amis protecteurs polonais pour cette superbe victoire. Mais rappelez-vous qu’elle fait aussi plaisir à nos producteurs de foie gras : ça élimine la concurrence. Vous savez désormais ce qu’il faut faire pour qu’ils perdent leur sourire !

Version imprimable

Accès aux autres articles de cette catégorie