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Coalition Européenne pour mettre fin à l'Expérimentation Animale

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Document publié le 14 octobre 2002

L'Europe s'inquiète du sort des visons d'élevage

Le Comité scientifique sur la santé des animaux a passé en revue, espèce par espèce, les conséquences de la captivité. Il s'est aussi penché sur la façon dont ces animaux sont sacrifiés.Sur ce point, le dossier est d’une clarté absolue et confirme, hélas, ce que nous savions déjà : les procédés employés sont cruels. «L’euthanasie devrait être menée uniquement avec des méthodes humainement acceptables», soulignent les chercheurs.

Façon de dire que ce n’est absolument pas le cas à présent. En effet, les pauvres bêtes finissent le plus souvent gazées ou électrocutées. Et leur mort n’est pas rapide.

Ulcères à l’estomac

Avant de connaître cette triste fin, les animaux doivent subir des conditions de détention parfaitement atroces. Les visons, par exemple souffrent d’ulcères à l’estomac, tant ils sont stressés. Les comportements aberrants sont légion. Leurs manifestations varient et peuvent aller jusqu’à l’automutilation.

Pourquoi ? Tout simplement parce que leurs cages ne sont pas adaptées. Elles sont trop petites. En outre, « les visons d’élevage apprécient de pouvoir nager », souligne le rapport. Mais ils n’ont pratiquement jamais la possibilité de le faire.

Les « éleveurs » ne s’en préoccupent bien sûr pas et pourtant cela se retourne contre eux. En effet, les visons connaissent de grandes difficultés de reproduction. « La mortalité infantile peut atteindre jusqu’à 30%», note le Comité scientifique qui estime de 2% à 5% la mortalité des adultes.

Automutilations

Les renards ne sont pas mieux traités. Eux aussi souffrent de la privation de toute possibilité d’exercice physique. Dans leurs cages étroites, point de tunnels dont ils raffolent. Alors eux aussi s’automutilent. Et surtout, ils manifestent une peur panique des humains. Là encore, une surmortalité des petits est constatée. Quant aux chinchillas, entreposés dans des cages indignes, ils se blessent à chaque fois qu’ils sursautent.

Face à cette situation, le Comité scientifique préconise toute une série de mesures. Si elles étaient appliquées, concrètement, il n’y aurait plus guère de ces usines à produire de la souffrance.

Ainsi, il est indiqué que « les éleveurs ne devraient être autorisés à détenir des animaux que s’ils disposent d’un diplôme sanctionnant leurs connaissances en matière de gestion de l’espèce, de bien-être et de biologie». Ils devraient également tenir à jour un registre mentionnant les maladies rencontrées dans l’élevage ainsi que la mortalité. Et leurs installations « devraient être inspectées au moins une fois par an ».

Animaux blessés

Le rapport souligne également que les cages devraient être entièrement revues afin d’apporter le confort nécessaire aux animaux. Les scientifiques se sentent aussi obligés de prodiguer des conseils tels que de soigner les animaux blessés. Car pour les éleveurs, cela ne va visiblement pas de soi. Enfin, il est demandé que les animaux ne soient plus prélevés dans la nature.

On le voit, ce dossier va dans le sens du bien-être des animaux. Maintenant, c’est à nous de faire en sorte qu’il ne demeure pas lettre morte.

Marie SIGAUD

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