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Document publié le 14 octobre 2002

La forêt peau de chagrin

Notre campagne en faveur des grands singes est d’actualité. En cette fin de siècle, des forêts disparaissent, entièrement ou partiellement, anéantissant la vie de milliers de plantes, d’animaux et de peuples. L’accroissement de la population nécessite de conquérir de nouveaux espaces pour y vivre, y travailler, s’y nourrir et s’y chauffer. L’expérience séculaire des autochtones leur a appris à respecter la forêt mais la démographie galopante et l’exemple occidental les amènent à tenter de produire de plus en plus.
Qui sont les coupables ?

À cause de conditions climatiques défavorables, la mauvaise gestion des techniques de cultures «sur brûlis» est responsable de la destruction des forêts primaires. En Indonésie et plus récemment au Brésil, les feux allumés par la population pour fertiliser les terres ont détruit des milliers d’hectares, l’équivalent de la Belgique pour le nord du Brésil.

Les compagnies forestières

avancent toujours plus profondément dans les forêts. Ici, les versions divergent. Les compagnies parlent d’exploitation raisonnée”, “sélective”, “qui n’a jamais mis la forêt en péril”. Ceux qui se sont rendus sur place pour constater d’eux mêmes (Karl Ammann de Rettet den Regenwald et Jonathan Pearce de la WSPA) et qui, contrairement aux exploitants, n’ont aucun intérêt financier ni aucune raison de mentir (de toute façon, les photos en sont la preuve !) témoignent du contraire : carcasses d’animaux en voie de disparition dans les campements forestiers, transport de braconniers dans les camions des compagnies, diminution alarmante de la forêt...

La gravité de cette situation, certes médiatisée, n’est pas assez prise au sérieux et n’est suivie d’aucune mesure comparable au désastre.

Exemple : Quand la France a un intérêt économique ou politique (pétrole, armement) elle envoie des hommes, du matériel et de l’argent.

Quand la France voit des ressources naturelles disparaître à jamais (animaux, plantes), perdant ainsi un patrimoine essentiel, que fait-elle ?

Que pouvons-nous bien faire ? La situation est telle que nous nous sentons démunis et oublions qu’en tant que consommateurs au moins, nous pouvons agir. Comme nous le savons, c’est l’argent qui régit le monde actuel ; alors nous aussi, tous ensemble, excerçons notre pouvoir financier, sans scrupule en refusant d’acheter du bois exotique.

Tous les problèmes ne sont pas réglés pour autant mais une des raisons de menace pour les forêts sera jugulée. L’ Angleterre, la Suisse, la Belgique, l’Allemagne se préparent à faire de même.

Déforestation : pour que la forêt ne se transforme pas en “campagne” !

Comme vous vous en doutez, nous occuper de la certification des bois exotiques ne nous éloignera pas des animaux, loin de là, car pour les protéger, il faut avant toute chose préserver leur milieu.

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