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Magazine > GRANDS SINGES

Actions en justice de One Voice

Actes de cruauté, sévices graves, mauvais traitements… l’angoissante litanie des multiples plaintes déposées par One Voice est parfois décourageante. Mais patience et tenacité, liées à la certitude de mener un bon combat au service des droits de nos animaux familiers, donnent parfois des résultats positifs, assortis de la condamnation définitive des personnes inculpées.
C’est ainsi qu’un agriculteur de Vaudey (Haute-Saône) vient de se voir confirmer en appel le 6 décembre dernier, à Besançon, une peine de 8 mois de prison dont 6 avec sursis, assortis d’une mise à l’épreuve de 3 ans.

Mais le plus important, outre les deux mois de prison ferme, la perte des droits civils, civiques et de famille pour 5 ans et des sanctions financières, est sans nul doute l’interdiction définitive d’exercer une activité professionnelle d’agriculteur ou d’éleveur. Il est vrai que cet individu était connu depuis des années de la gendarmerie et des services vétérinaires pour de nombreux actes de maltraitance envers ses animaux.

L’éleveur enfourchait ses vaches

Un soir de novembre 2000, jugeant que trois de ses vaches et un veau n’avançaient pas assez vite à son goût, Jean-Marc Bourgeois les a tout d’abord gratifiées de nombreux coups – des voisins l’ont vu – avant d’aller chercher un tracteur, sans doute dans l’idée de les tirer à l’aide de cordes. Mais la bêtise et la méchanceté aidant, l’homme n’a rien trouvé de mieux que de transporter un veau, pattes liées, sur la fourche hydraulique et de piquer, disent les témoins, une vache à terre pour la charger. Le lendemain, de larges taches de sang maculaient la route. Les enquêteurs devaient notamment retrouver un peu plus tard un cadavre de bovin en décomposition dans une bétaillère ainsi qu’une boucle d’identification, une autre étant retrouvée sur un tas de fumier. Avant d’avouer avoir utilisé la fourche, l’agriculteur, particulièrement nerveux, s’est tout d’abord empêtré dans de fumeuses explications, reconnaissant avoir attaché la vache jaune, le veau, une génisse et un taureau Montbéliard avec des liens métalliques ou une grosse corde, mais affirmant ne pas savoir d’où venaient les taches de sang sur la route et contestant avoir frappé un de ses bovins et l’avoir enfourché. Quant à la bête putréfiée dans sa bétaillère, c’était à cause de la grippe du mois de mai...

Habituellement violent

Mais les témoins sont formels. M. Badet affirme avoir vu une «vache empalée dans la fourche du tracteur» et «saignant à petits jets», les dents de la fourche dépassant de l’animal. Plusieurs autres vaches, dit-il, étaient attachées au tracteur, à genou, et semblaient s’étrangler. Un autre témoin, M. Kohler, raconte avoir vu l’homme «frapper ses bêtes à terre avec un piquet durant 30 minutes» et avoir vainement tenté de s’interposer verbalement. Enfin, Mme Vitali, qui avait prévenu les gendarmes après avoir assisté à la scène, a indiqué également que M. Bourgeois «était habituellement violent avec ses bêtes», faisant souvent avancer ses vaches «en les bourrant avec son tracteur». L’enquête devait d’ailleurs confirmer que les bovins de M. Bourgeois étaient systématiquement maltraités : les vaches, attachées à des piquets avec de la ficelle de lieuse, manquaient d’eau. L’étable était envahie par le fumier et le purin, et une vache portait sur son flanc droit une trace de blessure ancienne.

M. Lacoste récidive

One Voice ne peut que se féliciter dans ce cas de voir la justice aller jusqu’au bout en débarrassant la profession d’éleveur d’un de ses «moutons noirs». Mais vous allez le découvrir, il est aussi des cas où la bataille est plus longue et où la législation sans doute trop laxiste facilite la récidive en n’interdisant pas la détention d’animaux aux personnes condamnées pour «mauvais traitements». L’horrible affaire de Jean-louis Lacoste qui sévit dans le Lot-et-Garonne, près d’Agen, est édifiante. Des militants régionaux de la cause animale essaient de «coincer» M. Lacoste depuis... 1982! Et One Voice se bat en justice depuis juillet 1999. L’homme, qui possède des dizaines de chiens dans sa ferme de Caubon-Saint-Sauveur, est tout bonnement soupçonné par nos enquêteurs de consommer de la viande canine. Des faits qui ne seront pas évoqués par le tribunal de Marmande en juillet 2000 malgré une suspicion largement répandue. Suspicion entretenue par la présence de peaux de chiens retrouvées dans des poubelles et le témoignage d’un voisin, M. Chabret, à qui M. Lacoste aurait répondu: «Celui-là je vous le vends pas parce que c’est de la viande blanche et que je le mange.»

Petites annonces

Quoi qu’il en soit, le tribunal de police de Marmande condamne M. Lacoste pour mauvais traitements, confisque les animaux et nous remet 39 chiens en piteux état, l’un d’eux est si squelettique qu’il doit être placé sous perfusion. Comble de cynisme, l’«éleveur» s’approvisionnait de façon légale en répondant à des petites annonces du style «donne contre bons soins». Mais les bon soins se résumaient au sol humide, à des chaînes courtes, des seaux vides et des os. Aujourd’hui Jean-Louis Lacoste remet ça. Il possède actuellement 13 chiens adultes et 4 chiots détenus une fois encore dans des conditions déplorables : chaînes trop courtes, pas d’abris ni de soins. Les animaux sont très mal nourris et souffrent de dénutrition entraînant une cachexie extrême les menant à une mort certaine. One Voice a donc décidé de porter plainte une nouvelle fois en demandant à la justice de lui confier les animaux. Mais le plus simple ne serait-il tout de même pas d’interdire définitivement à ce monsieur de détenir de chiens ?

Le cauchemar des chats

Hélas, l’horreur en matière de cruauté n’a pas de limites. L’affreuse histoire du couple Moreau-Picaud est particulièrement effrayante et aurait pu être évitée si, il y a un an et demi, la justice avait tiré les conséquences du comportement irresponsable du couple qui s’était laissé envahir par 400 chats. Tous les félins avaient dû être euthanasiés par la SPA de Limoges tandis que le couple avait été expulsé. Aujourd’hui, des événements nouveaux étant intervenus, One Voice revient à la charge et, devant la gravité des faits, demande à la justice de prononcer l’interdiction de détention d’animaux à titre définitif à l’encontre du couple. Claude Moreau et Christiane Picaud, qui résident dans la Creuse, détiennent une trentaine de chats, européens, persans et orientaux dans des conditions d’hygiène déplorables. Certains vivent dans des cages, d’autres enfermés dans des pièces de la maison sans accès à l’extérieur. Il est vrai que madame Picaud est aveugle et monsieur Moreau handicapé. Mais dans ces conditions, la détention de nombreux animaux devient un véritable cauchemar. Des cadavres momifiés ou en partie dévorés traînent sur le sol de la maison où règne une odeur d’urine et de putréfaction. La quasi-totalité des animaux encore vivants sont porteurs de maladies et sont réduits à se dévorer entre eux pour survivre. One Voice a donc déposé une plainte au mois de novembre pour cruauté et sévices graves en espérant cette fois en finir avec les tristes activités de ce couple déjà condamné pour des faits similaires en 1988 par le tribunal de grande instance de Guéret. Bien entendu, nous avons demandé à recueillir les chats détenus, en espérant en sauver le maximum.

Défenestré!

Autre cas de cruauté, la triste vie de deux chiens détenus à Caux, dans l’Hérault, dans un endroit isolé au milieu des vignes avec pour tout abri un cabanon de 3m2 sans eau et sans le moindre confort. La chienne, croisé Teckel-Fauve de Bretagne, particulièrement maigre, souffrait d’une plaie importante autour de son cou, provoquée par les maillons d’une chaîne incrustée dans la chair. Son compagnon, un Beauceron, était également très maigre. La gendarmerie de Roujan a délivré les pauvres chiens, et leur propriétaire, Thierry Berzosa, devra répondre de ses actes. One Voice demande également dans ce cas que ce dernier ne puisse plus posséder un animal. Que dire enfin de cet homme qui, au mois d’octobre, n’a pas hésité à entrer dans une propriété privée de Saint-Désert et à tirer à plusieurs reprises sur une jument qui appartient à Cécile, une petite fille de 12 ans, très attachée à son cheval qu’elle soigne avec amour ? Plainte a été déposée. Enfin, pour clore cette abominable succession de méfaits à l’encontre des animaux domestiques, nous terminerons par l’acte imbécile et inqualifiable commis à Mulhouse au mois de juillet par plusieurs individus à l’encontre d’un pitbull. Les tortionnaires ont défenestré l’animal d’un 4e étage de la rue de l’Est. L’animal est décédé et One Voice a porté plainte contre X. Voilà au fil des jours et des mois le calvaire que subissent nombre de chiens, de chats et d’animaux de ferme. à chaque fois, One Voice ira en justice avec détermination pour que les coupables soient punis, et fera tout pour obtenir des juges que ces bourreaux n’aient plus la possibilité légale de récidiver.


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