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Magazine > Ours Martyrs

Ours à bile ... en Chine

Des ours sont sous torture dans 247 « fermes » mises en place par le gouvernement chinois depuis 20 ans pour extraire 7 000 litres de leur bile par an. La bile d’ours est utilisée dans des remèdes, du vin, des shampooings et des aphrodisiaques. Pourtant, il existe des produits de substitution. Plus de 100 000 litres de bile de synthèse sont commercialisés chaque année.

Etat des Lieux

Malgré la Convention de Washington sur le commerce des espèces en danger (CITES) qui classe les ours à collier en annexe I, ils sont capturés dans la nature, et le trafic des produits de la bile et de la vésicule biliaire se développe hors de Chine. Pour légaliser ce commerce, le gouvernement chinois souhaite déclasser les ours en annexe II. Et les promoteurs des « fermes » affirment que leurs élevages préservent les ours sauvages. Mais la mortalité y est telle que de plus en plus d’ours sont capturés en Chine, en Russie et même au Canada.

Un traumatisme fatal

Une preuve de la grande détresse des ours dans ces fermes est le comportement des mères ourses qui vont jusqu’à tuer leurs bébés dès la naissance. Cette mortalité n’empêche pas les fermiers de continuer leur commerce ignoble avec des oursons capturés dans la nature.

Les braconniers profitent de l’absence de la mère, partie en quête de nourriture, pour enlever les oursons âgés de quelques jours. Parfois la mère est tuée et un grand nombre de bébés meurent de ce traumatisme.

Une mutilation à vie

Les survivants sont parqués dans un enclos pour les habituer à leur futur enfermement dans une cage étroite. Puis, à l’âge de 3 ans, ils subissent une opération qui les mutile à vie. Les fermiers implantent un cathéter dans la vésicule biliaire pour drainer leur bile. Ce tube reste en permanence, et laisse une plaie à vif qui s’infecte et n’est jamais soignée. Quatre ours sur cinq meurent pendant ou après l’opération d’implantation.

Un cercle de tortures

Les ours qui survivent sont transférés dans des cages si petites qu’ils ne peuvent ni bouger, ni même se coucher. Pour exprimer leur angoisse et leur souffrance, ils n’ont pas d’autres choix que de se cogner la tête contre les barreaux et de se mordre les pattes jusqu’au sang. Ces gestes de grande détresse entraînent de graves infections. Comprimés dans les cages, parfois jusqu’à l’écrasement de leurs organes, les ours subissent deux fois par jour la torture de l’extraction. Elle est effectuée pendant qu’ils sont nourris et abreuvés, pour stimuler la bile. Les ours gémissent, hurlent et se tordent de douleur, en se tenant l’estomac.

Mais la barbarie ne s’arrête pas là. Les ours qui arrachent le cathéter sont immobilisés dans leur cage avec un corset de fer. Et les fermiers amputent une ou deux pattes aux ours vivants pour les vendre à des restaurateurs. Quand ils ne sécrètent plus de bile, ils sont abandonnés dans un coin où on les laisse mourir de faim. Ils ont moins de 15 ans. En liberté, ils auraient vécu 25 à 30 ans.

Les Actions de One Voice

Sauvegarde au niveau international

Des négociations auront lieu en novembre lors de la réunion de la CITES au Chili. Dans ce cadre, One Voice a écrit au siège de la CITES à Genève, et à la ministre de l’Écologie, Roselyne Bachelot, afin qu’elle appuie nos demandes pour protéger les ours.

Un rapport pour les autorités et les médias

Nous avons commandé un rapport sur la situation des ours en Chine, le rôle des associations sur place et sur les actions nécessaires à court et long terme pour obtenir la disparition « fermes à ours ». One Voice va l’envoyer aux autorités en France (ministère de l’Écologie et ambassade de Chine) et aux médias.

Information du public

Pour le lancement de la campagne contre les « fermes à bile », One Voice a financé des annonces dans la presse de façon à informer un large public sur les souffrances des ours.

Pression sur le gouvernement chinois

L’année 2008 sera celle des Jeux Olympiques en Chine. C’est aussi la date limite que One Voice s’est fixée, avec les associations internationales telles la WSPA, pour obtenir la disparition définitive du commerce des ours et de leur bile en Chine. Au regard de l’immensité du pays, ces 247 fermes ne pèsent rien dans son économie. Avec votre aide, nous allons lui montrer qu’en revanche, elles dégradent énormément son image. Dès 2003, One Voice commencera des négociations au sommet avec les autorités chinoises. Parallèlement, comme dans la campagne « cosmétiques », nous allons faire connaître les nombreux produits de substitution à la bile d’ours.

Sauvetages : attention !

Le gouvernement chinois a accepté de libérer 500 ours et a annoncé la réduction du nombre de fermes à ours. Or, en 1992, il y avait 601 fermes avec 6 632 ours. En 1998, il y en avait 247 avec 7 002 ours. L’objectif de la Chine est d’avoir peu de fermes concentrant des milliers d’ours. En 2002, 27 fermes détiennent à elles seules 5 200 ours (les trois quarts des ours martyrisés pour leur bile) ! Le ministère chinois de la médecine traditionnelle et d’autres instances ont soutenu les fermes à ours en favorisant le développement de nouveaux marchés pour la bile d’ours. Le Dr Fan Zhiyong, représentant officiel en Chine de la CITES (Convention de Washington), a récemment annoncé que la Chine cherchait à exporter sa bile d’ours. Les 500 ours que les autorités acceptent de libérer sont dans de petites fermes qui cessent leur activité. Ces ours ont de la chance, mais dans le même temps des milliers d’oursons seront capturés dans la nature ou élevés pour être exploités dans les grandes fermes.

Il existe actuellement deux sanctuaires en Chine. Le plus grand est celui de la fondation Animals Asia (AAF) qui vient d’y accueillir 70 ours sur les 500 bientôt libérés par la Chine. One Voice soutient le travail d’AAF car ces sauvetages permettent de faire connaître la souffrance des ours dans le monde entier. Et nous saluons le courageux travail de Jill Robinson, la présidente de AAF. Tout en aidant AAF, One Voice et la WSPA ont l’objectif d’aller plus loin pour les ours et se sont engagées dans une campagne de fond pour mettre un terme définitif à ce commerce.

Manifestation

Rendez-vous en janvier pour un rassemblement devant l’ambassade de Chine. One Voice contacte actuellement des personnalités, c’est pourquoi la date de l’action ne sera connue que début janvier (merci de nous téléphoner au 02 51 83 18 10). Cette campagne ne fait que commencer. Notre objectif dépasse la diffusion de pétition ou d’information par un article dans ce journal. Ensemble, nous allons œuvrer pour obtenir la disparition des fermes. Après évaluation des difficultés, One Voice est déterminée à mener avec vous cette lutte jusqu’à son terme.

Ce que vous pouvez faire

• Écrivez à l’ambassade de Chine (11, rue George V, 75008 Paris) pour appuyer les demandes de One Voice :

– accorder aux ours le niveau de classe 1 dans la loi chinoise sur la protection des espèces sauvages et empêcher la capture d’oursons dans la nature.

– interdire immédiatement l’élevage d’ours dans ces fermes.

– empêcher les fermiers de promouvoir la bile d’ours dans de nouvelles régions.

– interdire la vente de cette bile aux touristes étrangers.

- interdire les fermes à ours partout en Chine avant le début des Jeux Olympiques de Pékin, en 2008.

• Écrivez à Jacques Chirac, Palais de l’Élysée, 75008 Paris pour lui demander de :

– s’opposer à toute tentative de la Chine de légitimer le commerce international de la bile d’ours dans le cadre de la CITES.

- d’user de son influence pour encourager la Chine à supprimer les fermes à ours.

• Si vous avez recours à la médecine chinoise traditionnelle, écartez tout produit contenant de la bile d’ours et utilisez des substituts à base de plantes ou synthétiques.

• Si vous vous rendez en Chine, n’achetez pas de produits contenant de la bile d’ours et informez-nous sur les produits à base de bile en vente dans les aéroports.

• Diffusez les tracts et pétitions. Pour en savoir plus, vous pouvez commander notre rapport sur les ours en Chine (10 €).

• Achetez un ours en peluche et retournez-le à One Voice avec vos nom et signature sur son étiquette. Les premiers ours en peluche seront remis à l’ambassade de Chine lors de la manifestation en janvier. Puis chaque jour, jusqu’à la fermeture des « fermes à ours », One Voice s’engage à envoyer à l’ambassade, un ours en peluche qui portera le nom d’un défenseur des animaux. Nous maintiendrons la pression aussi longtemps que nécessaire en France et en Chine (en partenariat avec les associations locales et internationales).


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