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Magazine > Ours Martyrs

Ours esclaves... en Inde

Plus de 1200 ours à miel sont torturés par des gitans Kalandars qui forcent les ours à exécuter un simulacre de danse pour divertir les touristes. Cette pratique barbare, issue d’une tradition du XVIe siècle, enferme à tout jamais les ours dans la terreur et la douleur. Depuis 1972, il existe pourtant une loi de protection de la faune sauvage qui interdit de vendre des ours et des parties de leur corps. Une autre loi condamne les méthodes de dressage.

Pierre Meunié, photographe, a enquêté en Inde pour One Voice. Il vient de rapporter des témoignages photos et vidéos qui nous ont permis d’évaluer la situation. Ils seront diffusés dans les médias.

Grâce à l’ouverture d’un sanctuaire, nous allons sauver des oursons et des ours. One Voice participe à sa gestion et mène une campagne pour la disparition de ces pratiques.

Etat des lieux

Capture meurtrière

Les braconniers attendent que la mère ourse sorte pour chercher de la nourriture, et enlèvent l’ourson âgé de quelques jours. Les mères qui surprennent les malfaiteurs défendent leurs petits au prix de leur vie. Le nouveau-né, transporté dans un sac pendant de longues heures, est drogué à l’opium pour empêcher la faim et les cris de détresse. Nombre d’entre eux meurent en chemin.

Coulisses barbares

Les survivants sont vendus aux Kalandars. À l’âge de 3 mois, avant d’être exhibé sur les routes et devant les hôtels, l’ourson, déjà traumatisé, subit des actes d’une extrême barbarie.

Les gitans perforent sa cavité nasale avec un tisonnier chauffé à blanc pour y insérer une corde qui ressort par la narine. Cette terrible mutilation est effectuée sans anesthésie.

Tortures en rythme

Cette corde est l’instrument de torture. Elle sert à maîtriser l’ours. Pour soulager sa douleur lorsque le dresseur tire brutalement vers le haut, l’ourson n’a pas d’autres choix que de se lever et d’exécuter tous les mouvements selon le bon vouloir de son tortionnaire. La plaie s’infecte systématiquement.

L’ourson reçoit des coups sur cette blessure terrible et sur ses pattes, apprenant ainsi, sous la terreur et dans la douleur, à se balancer d’une jambe sur l’autre, au rythme du tambour. Plus de 70 % des oursons meurent avant l’âge de 3 mois. L’arrachement à la sécurité maternelle et les mutilations détruisent leur jeune vie. Si un ours atteint l’âge de 2 ans, les gitans lui arrachent les dents à l’aide d’un marteau et d’un burin, et lui brisent la mâchoire inférieure.

Les routes du calvaire

Pendant les grandes chaleurs d’été, sur les routes d’Agra, Jaipur et New Delhi, l’ours doit marcher 20 à 30 kms par jour, entre les villages. Ses pattes sont couvertes de plaies. Il attend des heures au bord de la route avec son dresseur. Parfois, il passe 10 heures sans repos à divertir la foule dans le vacarme et la poussière.

Les enfants le tourmentent, les touristes montent sur son dos. La faim, les tortures et les maladies le broient jusqu’à la mort. Il ne survivra pas au-delà de 8 ans...

Les actions

Sauvetages

Des oursons et des ours vont être sauvés. One Voice s’engage dans un partenariat avec le gouvernement de la province d’Utta Pradesh (région d’Agra où se trouvent la plupart des ours) et avec l’association indienne Wildlife SOS pour la gestion d’un sanctuaire qui ouvrira en novembre à 20 km d’Agra. Les ours vont lui être confiés volontairement par les gitans ou seront saisis par la police. Les Kalandars se verront offrir une activité de reconversion financée par une association britannique. Avec tous ses partenaires, One Voice veillera à ce qu’aucun gitan ne reprenne d’ours. L’objectif est la disparition progressive et définitive de cette pratique.

Information des touristes

En Inde, la population est révoltée par les tortures infligées aux ours par les gitans, en totale infraction avec la loi. Ces pratiques perdurent parce que les touristes donnent de l’argent aux Kalandars pour voir danser les ours.

Nous contactons donc actuellement les nombreuses agences de voyages en France qui proposent des séjours en Inde. Nous les informons des souffrances des ours, du caractère illégal de ces « spectacles » et leur demandons d’informer leurs clients. Aucun touriste ne doit plus donner d’argent aux gitans qui ont des ours.

Négociations avec Air India

Nous sommes également en pourparlers avec Air India pour mettre des pages d’informations dans leur magazine et des affiches dans l’aéroport de New Delhi qui dessert toute la région où sont présents les ours «qui dansent».

Pour parvenir à ce changement en profondeur, nous savons qu’il faudra de la ténacité et des fonds pour l’information des touristes et la gestion des sanctuaires.

Grâce à vos dons un véritable espoir existe. C’est pourquoi One Voice s’est engagée dans ce partenariat. Certains d’entre vous ont récemment répondu à notre appel en faveur des ours. Grâce à vous, nous avons imprimé des tracts, commencé les enquêtes et fait un état des lieux sur la situation des ours en Chine, en Inde et au Pakistan.

Vos dons nous ont également servi à financer un camion qui, dans ce grand pays qu’est l’Inde, transportera les ours vers le sanctuaire. Il manque encore du matériel médical pour soigner ces animaux très traumatisés.

Muriel Arnal se rendra bientôt sur place pour rencontrer, avec l’association indienne Wildlife SOS, le gouvernement de la province d’Utta Pradesh et préparer le sauvetage des premiers ours.

Comme avec AAF en Chine, notre partenariat garantit que tout l’argent servira directement à sauver des ours.

Les besoins sont grands dans la région d’Agra (c’est essentiellement là que les gitans en provenance d’Inde et du Pakistan viennent mendier avec leurs ours pendant les périodes touristiques).

Ours proie... au Pakistan

Comme en Inde, les braconniers capturent les oursons dans la nature et les vendent à la même tribu de gitans Kalandars qui les mutilent pour les préparer à des spectacles sanglants, interdits depuis 1998. Devant des milliers de spectateurs, les ours édentés et dégriffés, transformés en proies sans défense, sont attachés à un piquet par un anneau qui perfore douloureusement leur museau.

C’est un véritable massacre. Ils subissent plusieurs attaques de chiens, libres de leurs mouvements et dressés pour le combat. Gravement blessés, les ours doivent combattre 3 fois par jour, plusieurs fois dans l’année.

Actuellement, la situation politique du Pakistan rend très difficile toute intervention directe dans le pays. Pour l’heure, One Voice s’emploie à mettre fin à cette activité chez les Kalandars en Inde, ce qui aura à terme des conséquences positives dans cette communauté au Pakistan.

Ce que vous pouvez faire

• Diffusez les tracts et les pétitions en faveur des ours en Chine, en Inde et au Pakistan.

• Si vous connaissez des agences de voyages, apportez-leur notre tract sur les ours en Inde et expliquez-leur le caractère illégal et immoral des spectacles d’ours. Demandez-leur de diffuser à leur tour cette importante information.


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