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Les éléphants massacrés du parc des Virunga
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Si rien n’est fait, le parc national des Virunga, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, ne sera plus qu’un souvenir. Une association de protection des animaux congolaise, l’IDPE (Innovation pour le développement et la protection de l’environnement), soutenue par One Voice, vient de publier un rapport sur la situation de la faune dans ce parc. Il est extrêmement inquiétant.

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Viande de brousse

Ses auteurs dénoncent la pratique du « braconnage à grande échelle » dans ce site qui devrait être préservé. Les auteurs sont les troupes armées qui sévissent dans ce secteur et les milices. L’ex-ANC est ainsi dénoncée puisque ses soldats « se nourrissent essentiellement de la viande de brousse dans les campements.»

Braconnage

Le problème, dans cette zone de la République Démocratique du Congo, sévèrement touchée par la guerre, est la prolifération de campements militaires à l’intérieur même du parc (l’IDPE en répertorie une dizaine, dont certains de l’armée patriotique rwandaise) et à ses abords. Or le braconnage en vue de s’alimenter en viande de brousse s’accompagne d’un trafic entre les camps basés à l’intérieur et à l’extérieur des Virunga. De surcroît vient s’y greffer un trafic d’ivoire.

Animaux blessés abandonnés

Les militaires disposant d’un armement conséquent s’en servent pour la chasse. Juchés sur leurs véhicules ils tirent au hasard, dans les troupeaux, tuant aussi bien les jeunes animaux que les femelles. Nombre d’animaux sont blessés et s’en vont mourir plus loin. L’IDPE cite en exemple, le cas de deux éléphants dont les dépouilles sont été retrouvées par les gardes du parc trois jours après les tirs.

Affolés par les tirs

Les combats qui se déroulent incessamment dans le parc sont aussi un fléau pour la faune. Les animaux se blessent dans les trous creusés pour y installer des armements lourds. Le bruit des tirs est affolant.
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Chiffres accablants

Entre le 10 octobre et le 24 décembre 2004, l’IDPE a recensé l’abattage de 76 animaux dont 20 éléphants. Et il y a fort à craindre que ces chiffres déjà accablants ne soient au dessous de la réalité. Le parc est extrêmement vaste (il s’étend sur 790.000 hectares) et il est impossible d’inventorier tous les massacres.

Trafic d’ivoire

La situation pour la faune dans le parc national des Virunga est tendue, notamment pour les éléphants, traqués pour leur chair et pour leur ivoire dont la vente sert à acquérir des armes. En l’absence de toute mesure, leur survie est menacée. De même, l’IDPE souligne les conséquences néfastes de la tenue des combats sur le comportement des animaux qui sont terrorisés par les humains.

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Appel à l’ONU

C’est pourquoi l’IDPE demande instamment au gouvernement de transition de démilitariser la zone et réclame à l’ONU l’envoi de troupes neutres internationales afin de protéger le parc. Une démarche à laquelle s’associe naturellement One Voice.

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