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Vers
une réglementation renforcée
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Le
transport des animaux est crucial pour le bien-être des animaux
“de boucherie”. Actuellement, il existe une réglementation,
établie par la Commission européenne. Elle est encore
loin d'être parfaite. Mais elle devrait être améliorée
dans les prochains mois, tendant à limiter les temps de transport,
à imposer l'emploi de camions plus adaptés et à
renforcer les contrôles. Certes, cela ne remet pas en cause
le transport des animaux sur de longues périodes, mais il
s'agit d'une première étape dans le bons sens. |
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Aujourd'hui
Aujourd'hui, c'est la directive 91/628/CEE qui fixe le cadre dans
lequel s'effectuent les parcours au sein de l'Union européenne.
Elle exige que les entreprises de transports d'animaux vivants
soient enregistrées et agréées. Elle fixe
la durée maximum de transport à 8 heures. Cependant,
il existe des exceptions à cette règle. Par ailleurs,
les animaux doivent être déchargés dans des
points d'arrêt, si le transport dure plus de 8 heures. Un
vétérinaire doit certifier que les animaux sont
aptes au transport envisagé.
Demain
Or, le 16 juillet 2003, la Commission européenne a émis
une nouvelle proposition afin d'opérer un refonte totale
de cette réglementation. Si elle était adoptée,
elle introduirait des règles beaucoup plus strictes pour
les voyages de plus de neuf heures. Que ces transports aient lieu
entre divers pays d'Europe ou à l'intérieur des
frontières d'un seul état.
Avant et après
Il s'agit notamment de renforcer les contrôles qui, de l'aveu
de la Commission souffrent de "graves faiblesses dans l'application
des contrôles actuels". Il s'agirait de prendre en
compte toute la chaîne de transport. Pour la Commission,
"le stress des animaux est en bonne partie imputable au chargement
et au déchargement". C'est pourquoi elle prévoit
une réglementation sur ce qui se passe avant et après
le transport. C'est à dire dans les fermes, les marchés
aux bestiaux, les abattoirs ou dans les ports.
Responsabilités
Les responsabilités seraient plus clairement définies.
En plus des transporteurs, les négociants, les chauffeurs
ainsi que les "détenteurs" (il s'agit d'un nouveau
terme pour définir le personnel des centres de rassemblement,
marchés, abattoirs et fermes) seraient tenus responsables
pour leurs rôles dans la chaîne de transport des animaux.
Chauffeurs
La proposition réclame que les chauffeurs et le personnel
manipulant les animaux dans les marchés détiennent
un certificat de formation. Il serait obtenu après un enseignement
sur les questions de bien-être animal.
Marchés
La proposition introduit de nouvelles règles pour les marchés
aux bestiaux. En plus de la formation du personnel, le texte veut
rendre les opérateurs de marchés responsables du
traitement infligé aux animaux. Cela concernerait le transport
en lui-même, mais aussi les modalités et les équipements
de chargement et de déchargement. Ils seraient aussi responsables
de faire respecter et de surveiller ces règles dans leurs
locaux.
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Transporteurs
Les transporteurs devraient démontrer qu'ils disposent d'un
personnel et des équipements adéquats pour transporter
les animaux correctement. Par exemple, ils ne devraient pas avoir
été à l'origine d'infractions graves à
la législation sur la protection des animaux dans les cinq
dernières années. De surcroît, les transporteurs
effectuant des voyages de longue durée devraient présenter
des procédures détaillées permettant un suivi
des mouvements des véhicules et concernant les mesures à
prendre en cas d'urgence. L'autorisation d'exercer des transporteurs
réévaluée tous les deux ans au lieu de cinq
actuellement pour les transporteurs effectuant des transports de
moins de neuf heures. |
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Contrôle
Concernant le contrôle, les transporteurs effectuant des voyages de longue distance devraient être enregistrés dans une base de donnée électronique. Cette base serait accessible aux autorités de tous les Etats membres. La proposition permettrait aux autorités de retirer l'autorisation aux transporteurs ayant commis des infractions graves. De la même façon, il serait possible de retirer le certificat de formation aux chauffeurs s'ils ne respectent pas les animaux. Les certificats d'agrément des véhicules utilisés pour les voyages de longue distance pourraient aussi être retirés en cas de non-conformité.
Carnet de bord
Un carnet de bord devra être établi lorsque le voyage
dépasse les 9 heures, que le voyage traverse une frontière
ou non. Les enregistrements des tachygraphes seraient utilisés
pour vérifier si les limites de durée de transport
et de repos sont respectées. La signature du carnet de bord
serait requise par toutes les personnes impliquées dans l'opération
de transport et un rapport serait établi à destination
qui inclurait une évaluation des conditions des animaux à
l'arrivée.
Papiers
La proposition obligerait les transporteurs à emporter différents
certificats tels que: l'autorisation du transporteur, l'agrément
du véhicule (pour les voyages de longue distance) et le certificat
de formation pour les chauffeurs. Tous ces documents seraient émis
selon des modèles harmonisés afin de faciliter les
contrôles.
Infractions
Toujours dans le but de contrôler et de sanctionner les infractions,
il serait créé des "points de contact" sur
le transport des animaux. Les infractions des transporteurs et les
retraits d'autorisation seraient notifiés à tous les
points de contacts concernés de façon à empêcher,
en cas d'infractions graves ou répétées, les
contrevenants de continuer à opérer.
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Limites
de durée
La proposition modifierait les limites actuelles de durée
de transport respectivement pour les bovins, les moutons, les chèvres,
les porcs ou les chevaux en faveur d'une limite générale
commune de 9 heures suivie d'au moins 12 heures de repos si le voyage
se poursuit. Ces durées correspondent aux règles de
conduite et de repos applicables aux chauffeurs depuis 1985. Durant
ces arrêts les animaux pourraient se reposer dans des véhicules
équipés d'une ventilation mécanique et d'un
système d'abreuvement automatique où ils disposeraient
de plus de place et ne seraient pas attachés.
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Espace amélioré
La proposition assurerait plus d'espace pour les animaux selon leur espèce et la durée du voyage. A titre d'exemple dans le cas des voyages de longue distance, les porcs bénéficieraient d'une augmentation d'espace de + 40%, les bovins de +16% et les moutons de +32%.
Abreuvement automatique
Le nouveau règlement exigerait des équipements pour
le suivi et l'enregistrement de la température ainsi qu'un
système d'alerte pour le chauffeur en cas de problème.
Il demanderait aussi que les véhicules soient équipés
d'un système d'abreuvement automatique. Concernant le transport
des chevaux, les normes d'espace minimum seraient augmentées
pour les voyages de faible distance, et des stalles ou des boxes
individuels seraient obligatoires pour les voyages de longue distance,
et ce, avec accès permanent au foin et à l'eau.
Interdictions
La proposition interdirait de transporter les très jeunes
animaux (c'est-à-dire des veaux âgés de moins
de deux semaines, des porcelets de moins de 4 semaines et des agneaux
de moins d'une semaine), sauf si le voyage n'excède pas 100
km. Les femelles gestantes ne seraient plus considérées
comme aptes au transport lorsqu'elles atteignent le stade le plus
tardif de la gestation et une semaine après la mise bas.
Bateaux
Les bateaux bétaillères partant de l'Union Européenne
devraient être agréés selon des normes de bien-être
animal particulières incluant notamment des systèmes
de ventilation et d'abreuvement. La proposition de la Commission
va maintenant être envoyée au Parlement Européen
pour consultation et au Conseil des Ministres pour discussion avec
les Etats Membres. |
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