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Chasser tue : trois morts en un week-end
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En l’espace d’un week-end, les 8 et 9 janvier 2005, trois personnes sont mortes à cause de la chasse. Dimanche, c’est un promeneur de 57 ans qui a été abattu, dans un bois à Rochefort-en-Valdaine (Drôme), parce qu’un chasseur, entendant du bruit dans un fourré a tiré. L’homme a reçu une balle dans l’artère fémorale. Le porteur de fusil participait à une battue au sanglier.

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Battues meurtrières

La veille deux autres chasseurs, qui eux aussi traquaient le gros gibier ont été tués. Dans l'Aude, un chasseur de 42 ans a trouvé la mort à Saint-Benoît, touché par d'une balle tirée par un autre chasseur. A Prat-de-Périgord (Dordogne), près de Villefranche-de-Périgord, un autre chasseur de 78 ans n’a pas survécu à ses blessures.

254 victimes depuis 1997

Ce que l’on qualifie, pudiquement d’accidents de chasse, n’est pas une fatalité. Des associations comme l’ASPAS, ne cessent de réclamer l’interdiction de cette pratique, au moins le dimanche, pour préserver les autres des agissements des porteurs de fusils. Il faut savoir que depuis 1997, 254 personnes ont été tuées. C’est pourquoi l’ASPAS "demande au gouvernement de prendre ses responsabilités et tout en renforçant les règles de sécurité, d'interdire la chasse le dimanche (jour où la nature est la plus fréquentée)". One Voice s’associe à cette demande. Mais il y a fort à parier que ce gouvernement n’ira pas à l’encontre des intérêts des chasseurs.

Terrain conquis

Ces affaires tragiques montrent pourtant à l’évidence la dangerosité des battues, qui en dépit des assurances des fédérations de chasse constituent une réelle menace pour la sécurité publique. Elle sont aussi révélatrices du comportement des porteurs de fusils qui s’arrogent droit de vie et de mort sur tout ce qui bouge en forêt. Il n’est qu’à voir en cette saison ces cohortes d’hommes en tenue de camouflage (qui ne camouflent souvent guère que leurs gros ventres !), fusil à la main, qui arpentent les chemins comme des troupes en terrain conquis. Les promeneurs qui n’ont pas envie d’être confondus avec des sangliers en sont quitte pour renoncer à leurs balades. Il serait plus que temps que la nature soit rendue à ceux qui la respectent.

Marie Sigaud

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Un chasseur manque d’éborgner un enfant dans l’Indre - Décembre 2004

Un petit garçon de l’Indre a bien failli perdre un œil par la faute d’un chasseur. Dimanche 12 décembre, Julien, 11 ans, a été atteint d’un plomb en pleine tête alors qu’il jouait dans son jardin, situé en lisière d’un champ. Le brouillard régnait, ce qui n’a pas découragé le chasseur de faire usage de son arme. Résultat, le gamin a dû être opéré et a passé trois jours à l’hôpital. A quelques centimètres près, il aurait pu perdre son œil droit. Les parents, bien que chasseurs eux-mêmes, ont porté plainte, mais n’ont, semble-t-il, pas renoncé à leurs fusils…


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